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 Brachygobius xanthozona ( Gobie à anneau d'or )

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URNAC
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MessageSujet: Brachygobius xanthozona ( Gobie à anneau d'or )   Mar 21 Déc - 1:23



La détermination pour les aquariophiles est presque impossible, mais la systématique est très précise. L'identification des espèces ne peut se faire qu'à partir des lignes latérales céphaliques, des pores et papilles sensoriels, et de la répartition géographique. Quant aux renseignements fournis par la littérature aquariophile, ils sont quelquefois contradictoires, avec des photos censées illustrer deux, voire trois espèces et qui, finalement, n'en représentent qu'une!
Synonymes : Gobius xanthozona, Thaigobiella sua.
Originaire : Inde, le sud du Vietnam, Péninsule Malaise, Bornéo, Java, Sumatra. Il n'évolue pas uniquement en eau saumâtre mais aussi en eau douce. Il est par contre totalement absent en mer.
Description : Le poisson-abeille se caractérise par un corps massif, des nageoires courtes dont les pelviennes qui, lorsqu'elles sont jointes, forment une ventouse permettant aux poissons de se fixer sur des supports verticaux, quand on ne les retrouve pas carrément sur une surface horizontale, mais à l'envers! Les motifs se caractérisent par de larges bandes noires sur un corps clair, dont la couleur varie entre le blanc, le jaune citron, le jaune d'or ou encore l'orangé. Cette  espèce est de petite taille, puisque la longueur n'excède pas 4 cm (caudale comprise).
Dimorphisme sexuel : La femelle est légèrement plus grande que son compagnon, avec un aspect plus massif, dû en partie à son ventre légèrement rebondi. Ses couleurs sont plus pâles, La maturité est atteinte dès une taille de 2,5 cm. Un tube de ponte apparaît lorsque la ponte est imminente.
Comportement : Le comportement intra-spécifique est plutôt bon, bien qu'il y ait une forte notion de territorialité. Cette tendance naturelle n'est pas exclusive aux mâles, puisque les femelles se définissent aussi un territoire d'où en sera chassé tout congénère, quel-qu'en soit le sexe. Le comportement sera extrêmement différent d'un individu à l'autre. Ainsi, tandis que l'un choisira une coquille d'escargot vide comme repaire, l'autre préférera une position dominante, et bien en vue, sur une roche plate! Les affrontements, contrairement à l'impression de lenteur et de placidité que peut donner ce gobie, sont très vifs; les poissons se jetant littéralement l'un sur l'autre comme l'éclair, pour retourner de suite après à leur territoire respectif! Il s'agit plus de dissuasion qu'autre chose et, bien qu'un morceau de nageoire puisse parfois manquer, ces batailles ne laissent jamais de séquelles. Il existe une vraie vie sociale puisque l'on remarque que les individus sont rarement éloignés les uns des autres, formant un véritable groupe. le poisson-abeille a quand même un défaut: il aime grignoter les nageoires, notamment celles des mâles Guppy, particulièrement colorées et voilées. La tolérance inter-spécifique est excellente puisque les autres espèces sont complètement ignorées. Excepté dans le cas de poissons à nageoires voiles qui feront leur bonheur en terme de gourmandise. Mieux vaut donc éviter une telle cohabitation.
Milieu : La réussite dans la maintenance de cette espèce réside avant tout dans la qualité de l'eau. La dureté aura ainsi des valeurs moyennes de 10 à 15°dGH et le pH sera fixé aux alentours de 7,5 à 8. Il est par contre nécessaire d'ajouter du sel marin ( le gros sel de cuisine non traité faisant également l'affaire) à raison d'une cuillère à soupe pour dix litres d'eau. Sans ce supplément, notre gobie est mal à l'aise, devenant la cible de diverses attaques bactériennes et /ou fongiques. Plutôt que de passer du temps à traiter l'aquarium ( ce qui, à plus ou moins brève échéance, conduit à un déséquilibre du milieu, donc à une catastrophe ), mieux vaut opter pour une eau légèrement saumâtre. La température se situera aux environs de 24 à 26°C. Bien que ce ne soit pas forcément nécessaire, on peut élever la température jusqu'à 28-29 °C pour déclencher le frai. Cette augmentation se faisant alors par étape. Un entretien régulier de l'aquarium est vital; d'autant plus que, vivant près du fond, les poissons-abeilles sont particulièrement sensibles aux nitrates qui s'accumulent, résultat des déchets laissés dans le bac, une bonne filtration est nécessaire. Des changements d'eau fréquents s'imposent donc naturellement aussi, en prenant soin de siphonner les particules en décomposition. Le volume du bac sera en fonction du nombre d'individus maintenus. Un minimum de 5 ou 6 exemplaires est préférable, ce poisson aimant vivre en groupe. Dans ces conditions, un aquarium d'une centaine de litres suffit amplement lors d'une maintenance spécifique. Ces poissons fréquentant rarement, si ce n'est pour se nourrir, les zones intermédiaire et supérieure du bac, la hauteur est peu importante. Un éclairage est par contre nécessaire, sans quoi les  "abeilles" restent alors cachées. Le peuplement végétal reste souvent un point d'interrogation face à ce type d'aquarium. 'En effet, quelles plantes supporteront ce taux de salinité ? La liste est loin d'être exhaustive, mais voici déjà quelques noms d'espèces qui ont fait leurs preuves: Ceratophyllum demersum, Microsorum pteropus  ( Fougère de Java ), Vallisneria spp et Vesicularia dubyana ( Mousse de Java ). Hygrophila polysperma supporte aussi très bien l'eau saumâtre. Des roches pourront compléter la décoration, avec en supplément, quelques coquilles vides d'escargots ( telles celles proposées en grande surface ). En effet, les poissons-abeilles affectionnent ce type de refuge et s'en servent fréquemment comme support de ponte. Le sol peut être soit clair ou sombre, il n'affecte en rien le comportement de cette espèce.
Reproduction : Une fois bien acclimatés, leurs couleurs s'intensifieront et vous assisterez aux premières parades. La femelle est souvent la première à faire le premier pas, pénétrant alors dans le territoire du mâle qui l'accueillera tout frétillant. Il est facile de repérer une femelle prête à pondre, son oviducte saillant étant particulièrement visible, semblable à un tout petit tuyau légèrement arrondi, translucide, situé au niveau de l'abdomen. De plus, les bandes passant par la région ventrale ont tendance à s'atténuer à cet endroit. Cette espèce pondant exclusivement sur substrat caché, le frai se déroulera dans une anfractuosité formée par des roches ou encore dans une coquille d'escargot. Si certaines espèces s'ingénient à trouver les endroits les plus inaccessibles aux regards indiscrets, il est souvent aisé d'observer le frai chez notre Hypogymnogobius xanthozona. De gros œufs adhésifs jaune orangé sont déposés par la femelle sur une paroi verticale, tandis que le mâle, posé sur le sol, attend patiemment son tour pour les féconder, avec sa tête souvent en dehors de l'abri et surveillant, semble-t-il, les alentours. Ce petit manège peut durer plusieurs heures, la ponte se déroulant habituellement en matinée. Environ 200 œufs peuvent être ainsi déposés, formant un agencement relativement ordonné. Si on lit parfois dans les revues que la fidélité  est de mise chez ce gobie, ce n'est en fait absolument pas le cas. Ainsi, un mâle (ou une femelle, l'exemple est valable dans les deux cas) n'hésitera pas lors de la reproduction suivante à changer de partenaire. Sans compter que les relations du couple restent sommaires, ne durant que le temps du frai. Une fois la ponte terminée, ma femelle est tout bonnement expulsée du territoire par le mâle, qui prend désormais la progéniture en charge. Les soins au frai se résument à la garde du site et à la ventilation des œufs. Durant cette phase, il ne s'éloigne que très rarement de son abri, même lorsqu'il est le seul habitant de l'aquarium! À une température moyenne de 25°C, les œufs éclosent en 3 jours environ, et de manière très étalée. il arrive que les premiers jeunes fassent leur apparition au bout de 48 heures, tandis que les retardataires ne pointeront le bout de leurs nageoires qu'au quatrième jour après la ponte. Durant la période d'incubation, il est possible d'observer le développement des embryons, l'œuf étant translucide, il est possible de distinguer des petits yeux au sein de leur coquille. Le mâle n'aide en rien ses alevins à sortir de leur enveloppe. Si beaucoup d'alevins restent fixés grâce à une glande céphalique sur la paroi intérieure du nid, d'autres s'éparpillent dès les premières heures à travers le bac, sautillant au gré du hasard pour finalement se « scotcher » sur un support quelconque (vitre de l'aquarium, tige de plante, etc.). Le mâle reste indifférent à ce spectacle et ne ramènera aucun des égarés au nid. il va de soit qu'en aquarium d'ensemble, ils finissent très vite dans le ventre d'un autre poisson. Il en sera de même pour les chanceux restés au nid qui, une fois, la nage libre atteinte (  bout de cinq-six jours ), s'éparpilleront à leur tour dans l'aquarium. Afin d'avoir une chance de réussite dans la reproduction de ce poisson, deux alternatives est possibles. Soit transférer la ponte dans un petit bac rempli avec l'eau de l'aquarium d'origine et pratiquer l'incubation artificielle (celle-ci se faisant à l'aide d'un diffuseur d'air placé au-dessus des œufs, créant ainsi un léger courant qui remplace la ventilation assurée par le mâle), soit sélectionner un couple prêt à pondre que l'on isolera. Cette deuxième solution présente l'avantage que le père assurera les soins nécessaires à la ponte bien mieux que nous ne le pourrons. En effet, avec l'incubation artificielle, nombre d'œufs sont perdus, attaqués par diverses mycoses,  même lorsque l'on aura pris soin d'ajouter un anti-mycosique. Le bac de reproduction, rempli au préalable avec l'eau de l'aquarium de maintenance, aura un volume compris entre 10 et 25 litres ( il est même possible de les reproduire dans 5 litres d'eau ). La filtration pourra être assurée par un petit filtre-boîte fonctionnant à l'aide d'une pompe à air. La température aura la même valeur que dans le bac d'origine ou bien légèrement supérieure. On disposera bien sûr quelques roches et quelques coquilles d'escargots permettant de recevoir le couple. il n'est pas nécessaire de recouvrir le fond à l'aide de sable, le sol pouvant rester nu. Ceci facilitera le siphonnage des déchets. Dans ces conditions, le frai aura lieu rapidement. il convient par contre de retirer la femelle dès que celle-ci sera chassée du site de ponte. En effet, si en aquarium d'ensemble les abris ne manquaient pas, n'oublions pas que dans un petit volume, elle aura du mal à échapper aux attaques de son compagnon. Comme précédemment, les jeunes commenceront à s'éparpiller dès l'éclosion, quittant complètement le nid dès la nage libre atteinte où l'on prendra alors soin d'enlever le père, désormais inutile, et qui risque de devenir dangereux pour sa progéniture nombreuse. Lorsque les jeunes nagent enfin, inutile de les chercher près du fond car vous risquez de ne pas en voir un seul. Et pour cause, si l'on a l'habitude de voir les adultes sautiller sur le sol d'un endroit à l'autre, les alevins, eux, nagent en pleine eau! ils sont alors très petits et leur forme rappelle plus celle d'un bébé Danio ( Brachydanio rerio ) que celle de leurs parents. Seul point commun déjà détectable: une certaine propension à la lenteur et une sacrée économie d'énergie quant aux déplacements. Avec la nage libre vient le moment de nourrir tous ces jeunes alevins, c'est la période la plus difficile car, étant donnée leur petite taille, ils ne sont pas encore capables d'avaler des nauplies d'Artémia. Le plancton de mare ou les infusoires sont alors nécessaires. Si les bébés Abeille sont très lents, cela change lorsqu'ils sont en présence de nourriture, mais il faut toutefois que celle-ci passe près d'eux, sans quoi ils ne l'aperçoivent même pas. Dès qu'une proie est repérée, l'alevin s'en rapproche doucement, comme s'il glissait, avant de se jeter dessus lorsque seulement un millimètre les sépare. Dès le troisième jour, les plus forts sont capables de chasser les nauplies d'artémia, la croissance se faisant alors à un rythme régulier. Malheureusement, même au bout du dixième jour, certains jeunes n'arrivent toujours pas à manger autre chose que des infusoires. En règle générale, ils végètent encore quelques jours pour finalement mourir. Dès la fin de la première semaine, les jeunes commencent à se rapprocher du sol, ne restant qu'à deux centimètres au-dessus. L'aspect est aussi en train de changer: les poissons paraissent plus courts et leur corps semble plus cylindrique; toutefois, les couleurs ne sont pas encore visibles, loin de là. Pour obtenir des répliques miniatures des parents, il faudra encore patienter plusieurs semaines, car la croissance n'est pas spécialement rapide. Mais d'ores et déjà, les abeilles seront sauvées. Ce n'est  pas une raison pour oublier d'effectuer des changements d'eau fréquents, et distribuer régulièrement la nourriture, que l'on variera au gré du développement des alevins, au fur et à mesure de leur croissance. il sera nécessaire de loger les juvéniles dans des aquariums plus spacieux, sous peine de nanisme ou de mauvais développement chez certains individus.
Remarque concernant la nourriture des alevins : les micro-vers, bien qu'étant tout à fait adaptés à la taille de leur bouche, sont parfaitement ignorés, même s'il s'agit là de la seule nourriture offerte. Les micro-organismes naturellement présents dans le bac n'étant pas suffisants pour nourrir plus d'une centaine d'alevins pendant plusieurs jours, ils se laissent alors mourir de faim, regardant ces petits vers sautiller autour d'eux sans comprendre que c'est comestible, c'est navrant! Par contre, quelques jeunes voraces sont capables d'attraper des nauplies d'artémias dès la nage libre, mais ces chasseurs surdoués ne représentent que 10% environ de la totalité des alevins. Cela suffit amplement à maintenir la souche, une ponte intervient toutes les 2 ou 3 semaines.
Nourriture : Proies vivantes ou, le cas échéant, des aliments congelés qui conviennent tout autant. Les larves de moustiques, vers de vase, daphnies et artémias seront promptement avalées. Attention néanmoins à la taille des proies: lorsque celles-ci sont trop grosses, elles sont délaissées. Si ce problème survient, on réduira les aliments en fines pièces à l'aide d'une lame de rasoir. Ne s'habitue que très rarement aux aliments en flocons.
Taille : Mâle supérieur à 3,5, femelle 4 cm.
Eau : pH: 7,5 à  8. Dureté : 10 à 15°dGH.
Température : 24 à 26°C, jusqu'à 28-29 °C pour déclencher le frai.
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