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 Uarù amphiacanthoides ( Uarù )

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URNAC
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MessageSujet: Uarù amphiacanthoides ( Uarù )   Dim 6 Fév - 9:36


Photo/pisciculture de Stalens

Synonymes : Acara amphiacanthoides, Pomotis fasciatus, Uarù imperialis, Uarù obscurus.
Habitat : Sa vaste répartition géographique se trouve tout le long de l'Amazone, depuis son embouchure jusque dans le cours inférieur du Rio Ucayali, au Pérou. Mais aussi dans ses affluents gauches et droits, comme les rios Xingu, Madeira, Japurâ, Negro, Maranon, ou le RioTocantins, fleuve indépendant de l'Amazone. De l'amont, vers Manaus, arrivent les eaux blanches, du Rio Negro viennent les eaux noires. Les valeurs physico-chimiques sont donc quelque peu différentes. Très acides et dépourvues de matières minérales, les eaux noires possèdent un pH bas entre 4,5 et 6,0  maintenues dans cette plage de valeurs par l'acide humique et les tanins issus de la décomposition des déchets végétaux. La conductivité est presque nulle de 15 à 80 micro S/cm . Les eaux blanches sont moins acides pH de 5,8 à 6,8, plus chargées en sels minéraux, et la conductivité peut atteindre 200 micro S/cm. Dans ces milieux, les plantes aquatiques sont absentes. Par contre, les troncs et les branchages tombés à  l'eau ne manquent pas. L’uarù est végétarien. C'est à la saison des pluies, lors de la montée des eaux, que l'uarù atteint les pâturages de feuilles des arbres immergés et se reproduit.
Originaire : Amazone, le Guyana.
Description : Il se reconnaît à sa tache noire en triangle qui s'étire vers la nageoire caudale. Derrière l’œil se situe une autre tâche, plus petite et oblongue, qui s'étend sur l'opercule. La grande tache sur le flanc ne dépasse jamais la ligne latérale supérieure. C'est important de le savoir, car il existe une forme similaire, Uarù fernandez  yepezi, originaire du Rio Atabapo dans le bassin de l'Orénoque, où la tache operculaire est absente et où la tache latérale en coin dépasse la ligne latérale supérieure. Il est probable qu'il ne s'agit que d'une forme locale. De couleur beige à crème selon l'humeur ou les intentions du poisson (parade, défense), la tache noire sur le flanc pourra s'étendre jusqu'à la nageoire dorsale. Elle augmente ou diminue en quelques secondes.
Dimorphisme sexuel : La papille génitale est le seul indice sûr; elle est obtuse chez la femelle et pointue chez le mâle.
Comportement : Famille parentale. Le Uarù est un cichlidé intelligent et curieux à la fois, il peut reconnaître son nourrisseur. Il passe le plus clair de son temps dans le milieu et à des niveaux inférieures de l'aquarium. L'espèce est grégaire, il a un très bon comportement intra-spécifique et interspécifique. Légèrement belliqueux mais uniquement en période de reproduction. Lors d'un achat il faut prendre en une seule fois 4 ou 5 Uarù pour que le groupe puisse grandir et vivre ensemble, un apport supplémentaire par la suite serait mal accepté.
Milieu : Il faut prévoir grand, pour uniquement un couple il faut au minimum un 400 litres, 600 litres est l'idéal. Pas de plantes aquatiques enracinées dans cet aquarium, mais des racines d'une taille imposante formant des cachettes, ainsi que des rochers. Ce bac amazonien est composé de gravier ou de sable de Loire sans aucune arête vive, ne pas dépasser une épaisseur de 2 cm. Une filtration de qualité assure une eau cristalline, car il aime brouter le substrat à la recherche de nourritures. Un éclairage modéré  est recommandé, vous pouvez aussi utiliser des plantes flottantes pour avoir une lumière plus douce. Comme il revendique un territoire en période de reproduction, c'est une bonne idée d'utiliser le décor de l'aquarium pour former des divisions naturelles dans le bac. Les qualités physico-chimiques de l'eau sont un pH de 5,8 à 7,5 mais la valeur la plus adaptée est un pH de  6,5, une dureté carbonatée de 2°dKH et une conductivité de 200 micro S/cm. L'ensemble est maintenu à une température de 28 à 30°C. L'utilisation d'un osmoseur trouve là toute son utilité surtout pour une eau de conduite Dur.
Reproduction : Quand un couple c'est formé et que toutes les conditions ont été respectées; température, pH 6 à 6,5, Dureté 2 à  5°dGH, à un moment celui-ci va s'isoler dans un coin du bac, la  base du décor est alors activement nettoyée sur une largueur de 15 cm et une hauteur de 10 cm. Tour à tour, mâle et femelle arrachent des algues fixée au décor. Les préparatifs d'une ponte imminente sont en cours. Les intimidations du mâle envers les autres pensionnaires du bac s'intensifient au fur et à mesure de l'avancement des travaux. L'oviducte de la femelle, large et obtus, apparaît. Mais rien de visible chez le mâle. Le site de ponte est souvent  derrière une racine de tourbière à l'abri des regards et à l'ombre. La ponte a lieu, dans la tradition des pondeurs sur substrat découvert. Une ponte ovale de 100 à 400 d’œufs, petits et légèrement ambrés, est déposée à l'endroit nettoyé. Elle est essentiellement ventilée par la femelle, le mâle montant la garde dans les environs immédiats. Les valeurs physico-chimiques restent inchangées durant la durée de l'incubation, ainsi que la température à 27°C. Pendant l'incubation, qui dure 50 heures, le mâle commence à creuser une cuvette dans le sable de Loire. Elle a un diamètre de 10 cm et descend en pente douce. Le sable y est retiré jusqu’à' à ce que le poisson atteigne la vitre de fond. Lorsque les œufs éclosent, les larves sont transférées dans la cuvette par le couple. Les larves sont munies d'une réserve vitelline qui se résorbera en trois jours. La petite masse grouillante reste dans la cuvette sans pouvoir s'en échapper, tandis que les parents montent une garde sans faille, se relayant pour s'alimenter au moment des repas quotidiens. Ce qui est surprenant, c'est qu'ils font systématiquement leurs déjections verdâtres, dues à une alimentation presque exclusivement végétale, au-dessus de cette cuvette, parmi les alevins. Ceux-ci commencent à évoluer pour la nage libre. Ils s'alimentent sur les parents, mais pas avec l'acharnement ni la constance des alevins de discus. Dans un premier temps, ils ne se précipitent pas sur le mucus nourricier que les parents sécrètent, que lorsque ceux-ci sont dans leur environnement immédiat, à quelques centimètres d'eux. Sinon, ils restent tapis dans la cuvette. Mais en observant attentivement les alevins, qui ont alors une taille de 4 à 5 mm, on s'aperçoit qu'ils n'arrêtent pas de picorer les déjections des adultes. Cette masse verte, disloquée, doit être un milieu favorable au développement d'animalcules tels que les Ciliées et les Infusoires. Chaque déjection végétale produite par les parents est parachutée dans la cuvette. Dans un premier temps, les adultes ne se déplacent pas avec les alevins. Ils se contentent de rester à proximité d'eux.  A cinq jours, les alevins sont déjà très alertes. Cependant, une certaine discipline est entretenue par chaque parent. Les alevins «grimpent» rapidement sur eux pour brouter le mucus tandis qu'ils restent tour à tour au-dessus de la cuvette, les pectorales immobiles, afin de ne pas créer de courants d'eau le long de leurs flancs. La puissance de leurs nageoires pourrait propulser les alevins au fin fond du bac. Le mâle réorganise chaque fin d'après-midi la cuvette en prévision de la nuit. Tel un bulldozer, il sort des pelletées de sable avec sa bouche grande ouverte. Le sable est poussé et non transporté en bouche. Curieusement, les déjections sont précieusement laissées dans la cuvette, comme dans un garde-manger. Tous les soirs, c'est le même rituel. Les alevins sont déposés dans la cuvette et les parents montent une garde rigoureuse en se plaçant au-dessus. La nuit, une veilleuse de 15 w reste allumée au-dessus du bac. A ce stade, matin et soir, un complément de nourriture est fourni par des « injections » de nauplies d'artémias. Celles-ci se font à l'aide d'un tube  en plastique, de 3 à 4 mm de diamètre. Il importe de ne pas injecter de coquilles vides. Donc de bien laisser reposer l'éclosoir, en jetant celles qui surnagent. Au fur et à mesure que les jeunes uarùs gagnent en taille, les parents commencent à les promener dans le bac. A 4 semaines, pour une taille de 2 cm, leur robe d'alevin se modifie en robe juvénile. Elle est du style « treillis militaire », brun-verdâtre avec des taches et rayures blanchâtres. Il s'agit certainement d'un camouflage permettant aux jeunes de passer un stade critique face aux prédateurs potentiels. Leurs mouvements sont également très lents. Ils n'accélèrent la nage que lorsque l'un des parents, ouvrant la marche, accélère, à la recherche d'algues vertes tapissant le décor. Les uarùs adultes tolèrent encore que des jeunes de quatre semaines viennent picorer sur leurs flancs. Mais les prélèvements successifs commencent à occasionner des plaies dépigmentées. A cette taille, ils sont capables de s'attaquer aux téguments protecteurs. Les jeunes se nourrissent de moins en moins du mucus parental. Par contre, ils picorent sur le décor ou les racines de tourbières. Un ajout de plancton animal est conseillé mais pas obligatoire, pendant les premières semaines.
Nourriture : Crustacés, vers de terre, insectes flocons, granulés, plaquettes d'algues avec de la laitue blanchies,  courgette,  épinards et autres légumes verts.
Remarques : Ne pas se décourager si le couple d'Uarù mangent les œufs et / ou les alevins au cours de la première ponte. C'est fréquent chez les jeunes parents pour la première ponte. Laisser les lumières allumées pendant la nuit cela pourrait diminuer le risque.
Taille : Mâle, femelle 30-25 cm.
Eau : pH: 5,8 à 7,5, conseillé  6,5.Dureté : de 2 à 5°dGH.
Température : 27 à 30°C.
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Uarù amphiacanthoides ( Uarù )
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