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 Corydoras Metae

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URNAC
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MessageSujet: Corydoras Metae   Ven 18 Fév - 8:19


Photo /http://estalens.fr

Historique : Il fait parti de la famille des callichthyidés, capable de supporter de très mauvaises conditions naturelles. Il peut vivre dans des eaux pauvres en oxygène, comme par exemple, des plans d'eau presque asséchés. Corydoras metae se distingue des autres par sa livrée très élégante. Appelé communément corydoras à dos noir, date de la guerre de 1914, puisqu'il a été décrit cette année là par Eigenmann. Par contre, sa première importation date de 1963.
Habitat : Il vit en banc dans des eaux stagnantes ou à courant lent. Il affectionne plus particulièrement les petits ruisseaux, à niveau bas, à fond sableux et fangeux ( boueux ), riches en déchets organiques dont il se nourrit en fouillant le substrat.
Originaire : Sa présence a été remarquée, seulement dans le bassin supérieur du rio Meta, en Colombie, dans les petites rivières et ruisseaux du versant amazonien de la Cordillère orientale des Andes.
Description : Metae possède un corps trapu et relativement court par rapport à la tête. Sa forme élevée se caractérise par un profil dorsal fortement bombé et un ventre plat en forme de semelle. La bouche infère et pointue est dotée de 6 barbillons servant d'organes  tactiles, très utiles dans l'obscurité. Ses flancs sont recouverts de deux rangées de plaques osseuses rectangulaires, dont la disposition rappelle une armure médiévale. Ses plaques dermales lui assurent une protection efficace contre tout prédateur enclin à le mordiller ou à vouloir en faire son repas. Le premier rayon des pectorales, de même que celui de la dorsale, se transforment en piquants redoutables et dentelés. Quand à  la robe, de couleur beige rougeâtre sur les flancs, elle devient beige argenté dans la partie ventrale. Quelques reflets jaunâtres apparaissent sur l'opercule. Deux bandes foncées caractérisent l'espèce et lui procurent un attrait spécial. L'une se situe sur la tête et traverse l’œil. L'autre longe le dos, de la partie antérieure de la dorsale au pédoncule caudal, où elle se termine en barre oblique. La taille de ce silure ne dépasse pas les 5 cm.
Dimorphisme sexuel : Le mâle est légèrement plus svelte que la femelle, plus petit et à ses nageoires ventrales un peu moins arrondies.
Comportement : Pas craintif, paisible et actif. Il ignore les autres occupants du bac. Mais il affectionne plus particulièrement la compagnie des siens. C'est en une petite troupe de 8 à 10 individus qu'il se sent le plus à l'aise. Il aime parcourir de fond de l'aquarium. Il  passe beaucoup de temps à fouiller le sol, y enfonçant la tête si nécessaire, à la recherche de quelques morceaux  de nourritures. Le reste du temps il se repose en prenant appui sur ses nageoires avec des positions quelquefois acrobatiques. Il trouve parfaitement sa place dans un aquarium communautaire.
Milieu : Un bac mais si possible à faible hauteur d'eau 25-30 cm, d'un volume à partir de 100 litres.  Il apprécie une végétation dense (avec feuille large, de la mousse de Java, fougère, échinodorus parviflorus ), entrecoupée de quelques plages libres de sable fin. Pour lui et comme les autres Corydoras, pas de sédiments à arrêtes vives, risque de blessures, et  des infections par les bactéries accumulées dans le substrat est toujours à craindre. Des plantes flottantes peuvent contribuer à créer  des zones abritées ( Riccia fluitans, Salvinia auriculata, Limnobium laevigatum....). , sans l'empêcher d'accéder à la surface pour happer de l'air. Se faufiler au sol parmi les massifs de plantes semble beaucoup l'amuser, il ne faut pas oublier de rajouter  quelques racines de tourbière, de demi-noix de coco et  des galets plats. Peut exigeant quant à la qualité de l'eau pourvu qu'elle soit douce à moyennement dure de 2 à 15°dGH, et légèrement acide à neutre pH 6 à 7. Pour la température de l'eau entre 21et 24°C. Comme il est très remuant il lui faut une bonne filtration et un entretien régulier des masses filtrantes. Un brassage de deux à trois fois le volume d'eau en 1 heure et cela pour avoir une eau limpide et propre.
Reproduction : Seulement possible, avec 3 mâles pour 1 seule femelle, une eau légèrement acide pH 6,5, et une Dureté de 3 à 5°dGH maximum et une Dureté carbonatée inférieure à 2°dKH. La température du bac est descendu à 22-23°C. Faire des changements d'eau fréquents de 20 à 25%, avec des légers écarts de température. L'alimentation a un rôle très important, elle doit être diversifiée, avec des proies vivantes elle stimule le déclenchement du frai. On peut observer souvent que les mâles s'affrontent en se poussant réciproquement de la tête. Mais les combats n'impressionnent pas la femelle, et n'occasionnent jamais la moindre blessure chez les mâles. Le frais peut se dérouler soit en bac communautaire soit en bac dit de ponte à partir de 50 litres comportant des plantes à feuilles dures. Tout commence généralement à la tombée de la nuit quand le soleil passe derrière l’horizon ( pendant la période hivernale sous nos climats et qui correspond à la saisons des pluies en milieu naturel ), les mâles poursuivent la femelle et lui donnent sans arrêts des coups de tête. D'habitudes calmes ils deviennent très agiter. Puis la femelle nettoie quelques feuilles ou une petite surface de la vitre de l'aquarium. Lorsqu’elle est prête à  pondre. Son ventre se couvre, en principe, d e taches rougeâtres. Le mâle se place au dessus d'elle. Puis tous deux se déplacent frénétiquement en rond, dans cette position, et s'arrêtent pour nettoyer ensemble un support de ponte. Le mâle incite la femelle à rouler sur le flanc après s'être lui même couché sur le coté en lui caressant le dos et la nuque avec ses barbillons. Puis le couple se placent tête bêche et le frai peut alors commencer par un accolement ventral où la femelle fixe sa bouche à l'orifice génital du mâle. En même temps, elle expulse un seul œuf à la fois. L'étreinte dure 30 secondes environ. Ensuite les partenaires  se séparent. La femelle recueille l’œuf de couleur blanchâtre et d'une grosseur de 1,5 mm de diamètre. Elle le transporte dans une poche formée par ses nageoires ventrales, après avoir avec sa bouche, violemment fait évacué le sperme du mâle dans sa direction. Puis elle va fixer l’œuf sur le site choisi et nettoyé. Pendant ce laps de temps les mâles restent indifférents. Ces derniers redeviennent actifs dès qu'un nouveau cycle commence, le frai peut durer 5 heures et recommencé tous les 15 jours environ. Il faut assurer pendant les pauses d'accouplements, de la nourriture vivante aux géniteurs afin qu'ils puissent se restaurer. Au final il ne faut pas compter plus de 35 œufs la moyenne étant une vingtaine d’œufs, très collants, qui sont fixés sur l'envers des grosses feuilles de plantes. A 23°C les œufs éclosent en 7 jours. Les larves sont relativement grandes à la naissance. Par contre leur sac vitellin est petit et est résorbé en 3 jours. Dans le cas ou vous avez choisi le bac communautaire vous pouvez  alors intervenir, avec une lame de rasoir si vous souhaitez récupérer les œufs à la main ou couper une feuille. Placer les œufs dans un tout petit aquarium avec l'eau du bac de ponte. Une hauteur d'eau de 7 à 9 cm, puis augmenter d'1cm tous les jours,  mais seulement à partir du troisième jours après les naissances avec une eau reposée et aérée depuis plusieurs jours, surtout lors du premier mois de croissance ( il est préférable de garder un œil sur les œufs pour éliminer tous les œufs stériles ). Température 23°C, avec un diffuseur pour créer un courant, et quelques gouttes de bleu de méthylène  ( solution à 5 % 2 à 3 gouttes pour 10 litres d'eau ), pour retarder un maximum le développement des moisissures sur les œufs. Il faut attendre que le sac vitellin soit résorbé pour pouvoir commencer à nourrir avec une alimentation liquide ( infusoires ). Leur croissance est rapide, quand ils sont âgés de quatre jours, ils sont normalement assez grands pour commencer à  manger des micro-vers, de la poudre fine, et des nauplies artémia. Effectuer des petits changements d'eau très régulièrement. Attention à la propreté du bac, une hygiène la plus stricte possible. A deux mois, ils mesurent à peu près 2 cm. Il faut attendre 4 mois après leurs naissances pour qu'ils deviennent identique mais à une échelle plus petite que leurs parents.
Nourriture : Petites proies vivantes ou mortes; Petit vers (vers grindals ), insectes, artémias, comprimés lyophilisés, flocons. Complément végétal.
Remarques :  lors de sa capture, le poisson s'accroche facilement dans les mailles du filet de l'épuisette. Sa libération demande beaucoup de précautions afin d'éviter de le blesser ou de se piquer soi-même. De plus l'épine dorsale est érectile et se verrouille par une articulation particulière, c'est une arme de défense absolue. Toujours à cause des piquants attention au transport en sac en plastique, il faut mieux doublez ce dernier pour une raison de sécurité. Mais pas d'apport d’oxygène pur, car les corydoras risquent un accident gazeux fatal s'ils viennent déglutir de l'oxygène en surface.
Quelles ressemblances ! Corydoras metae est très proche de Corydoras melini: ce dernier est originaire des environs de Janarate, dans le rio Vaupès, au Brésil et se rencontre aussi en Colombie et au Pérou ( bassin supérieur de l'Amazone ). ils sont si ressemblants que Gosline W.A. en  1940, a affirmé qu'il n'est pas exclu que Corydoras melini soit une forme de coloration différente de Corydoras metae et qu'il serait tout au plus à considérer comme une variété géographique. Toutefois. Corydoras melini porte sur les flancs une bande noire plus droite et plus large, qui s'étire de la dorsale à l'extrémité de la caudale. Nijssen, en 1970, a rangé ces deux espèces dans le groupe Corydoras eques, caractérisé par une bande noire situé dans la partie supérieure; ce groupe renferme s, C. metea, C. melini, C. arcuatus, C. rabauti, C. simulatus, C. zygatus. Il existe aussi des ressemblances, très prononcées, particulièrement avec Corydoras davidsandsi Black 1987.
Attention: Il ne supporte pas la présence de sel, même en très faible quantité et aussi les surplus de médicaments qui jonchent le sol, pendant et après les traitements ( risque mortel ).
Taille : Mâle, femelle 5 cm.
Eau :  pH: 6 à 7, Dureté : 2 à 15°dGH.
Température : 21 à 24°C.


Dernière édition par URNAC le Dim 27 Fév - 10:12, édité 1 fois
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Corydoras Metae
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