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 Colisa chuna ( gourami miel )

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MessageSujet: Colisa chuna ( gourami miel )    Sam 1 Oct - 5:41


Photo /http://estalens.fr

Synonymes : Colisa sota, Trichopodus chuna, Trichopodus sota, Trichogaster chuna.
Historique : Une petite embrouille au départ. L'ichtyologiste Francis Day, est l'auteur de la première description, en 1877. La deuxième description date de 1822 par Hamilton (Buchanan) sous l'appellation Trichopodus chunaL  La première exportation pour le marché de l’aquariophilie est apparu en 1962, de 1832 jusqu'en 1984, il fut appelé Cotisa chuna. A  cause d'une erreur au moment de sa description, le mâle s'étant vu attribué le nom de Cotisa sofa et la femelle celui de Cotisa chuna, il fut rebaptisé, Cotisa sofa en 1984, pour à nouveau voir réhabiliter Cotisa chuna en 1989.
Habitat : Petits cours d'eau étroits à courant léger, parfois des rivières plus grandes, des ruisseaux et des zones profondes et stagnantes en communication avec les rizières et les champs inondés alentours ( rizières ). Dans une eau Douce 5-6°dGH en milieu acide 6,6-6,8 pH, pauvre en oxygène  , une température avec une amplitude importante de 20 à 29°C. Il aime la proximités des plantes nageantes de surface ( Fabrication du nid ). Une nourriture très riche de larves de moustiques, d'algues, de vers.
Originaire : Nord-Est de l'Inde, dans la vallée de l'Assam. Un  vaste territoire constitué de plaines ravinées, ensoleillées et abritées par l'Himalaya, qui s'étend du fleuve Brahmapoutre, près de Dacca, capitale du Bangladesh, jusqu'au Bengale l'Ouest de Calcutta dans le fleuve Hooghly. Tout le système et delta du Gange et du Jamuna qui se rejoignent à leur embouchure.
Description : Le corps est ovoïde et comprimé latéralement. Le mâle présente la plus belle coloration. Sa robe d'un  rouge orangé se prolonge partiellement dans les nageoires impaires. La partie inférieure de la tête adopte une teinte noirâtre à reflets bleu métallique qui s'étend obliquement par le milieu de l'opercule, jusque dans le dernier tiers de l'anale. Une bande longitudinale gris plus ou moins foncé court de l’œil à la base de la caudale. La partie supérieure de la dorsale est jaune citron à jaune d'or. Sa base se teinte de blanc bleuté ou de verdâtre. Les ventrales étirées en longs filaments ont un aspect argenté à jaune doré.  la femelle présente une robe beaucoup plus modeste uniformément brunâtre ou jaune clair à ocre, avec une bande longitudinale gris moyen à gris sombre. Ses nageoires sont transparentes ou légèrement teintées de brun. Ce type de coloration est aussi celui des alevins, des mâles dominés ou effrayés. Une forme dorée existe depuis plusieurs années mais est est loin d'avoir le même éclat que la forme sauvage.
Dimorphisme sexuel : Le mâle présente une belle robe d'une coloration  rouge orangé, la gorge  est  noirâtre à reflets bleu métallique. La femelle présente une robe beaucoup plus sobre, uniformément brunâtre ou jaune clair à ocre, avec une bande longitudinale gris moyen à gris sombre.
Comportement : Agréable au comportement paisible, farouche. Aussi, il ne convient pas  pour un bac communautaire, avec des espèces de grande taille ou trop remuantes comme les Danio ou les Barbus.  Se faisant dominer, il ne vivra que retiré dans un coin de l'aquarium et sera beaucoup plus fragile. Il est l'hôte idéal pour une maintenance spécifique. En période de frai il se délimite un petit territoire  de 50 cm² qu'il défend avec courage. Plusieurs couples peuvent être maintenus ensemble. Mais les mâles se tolèrent difficilement. Ils se chamaillent souvent, mais sans trop de dommages, jusqu'à ce que les dominés se retirent rapidement dans les plantes.
Milieu : Pour la maintenance, il est nécessaire de le maintenir dans un volume minimum de  80 litres avec une hauteur d'eau d'environ 30 à 35 cm. La plantation dense ( prévoir une zone conséquente pour la nage libre), sera assurée par des massifs de plantes du continent  asiatique ( Hydrocotyle siamensis, cryptocoryne siamensis, cryp. balansae, Microsorum pteropus ), sans oublier quelques plantes flottantes (Riccia, Satvinia, Ceratophyllum) pour ressembler au biotope naturel. Les Ceratopteris offrent un refuge ou il passe la grande partie de son temps , car il vit dans la partie supérieure du bac. La filtration ne doit pas être puissante. Un brassage d'une fois le volume par heure suffit amplement, mais il ne faut pas que le rejet du filtre crée un courant à la surface de l'eau. Le substrat de couleur sombre, avec des racines de tourbière qui fournissent des refuges à un mâle dominé ou une femelle trop courtisée. La température optimale se situe aux environs de 24-26°C. L'été elle peut sans problème monter jusqu'à 30°C. L'espèce n'est pas exigeante en ce  qui concerne la qualité de l'eau, bien que dans son milieu d'origine elle soit douce de 5° à 9°dGH maximum,  pH 6,6 à 7,2 maximum. La température, elle varie de 20 à 29 °C, sachant qu'elle est optimale à 24-26°C. Faire des renouvellements d'eau réguliers de 10 à 15 %  chaque semaine.
Reproduction : Relativement facile, prévoir un bac de ponte assez long, aménagé de la même manière que décrit plus haut. L'aération et la filtration sont inutiles. Mais l'eau dont la hauteur ne dépasse pas 20 cm y est plus douce Dureté de 2 à 4°dGH, pH 6,5. La température est également plus élevée, elle avoisine les 27-28°C. Mais il est vital de couvrir l'aquarium, pour éviter tout courant d'air et maintenir une atmosphère chaude et humide au-dessus de la surface de l'eau. Afin d'éviter la destruction partielle du nid de bulles (gouttes liées à la condensation, qui retombent), incliner légèrement les vitres qui recouvrent l'aquarium. Puis il faut sélectionner un couple, âgé d'un an environ. La femelle présente un certain embonpoint, signe de sa maturité; le mâle montre la sienne en construisant un nid de bulles. Pour éviter les problèmes de refus, il est nécessaire de prendre en compte ces signes extérieurs comme ceux d'une bonne disposition à l'acte. Pour mettre toutes les chances de son côté, on peut isoler les partenaires durant une ou deux semaines et nourrir abondamment la femelle de larves de chironomes et de moustiques, pour aider à la maturation des ovules. Les poissons sont introduits le soir et simultanément dans le bac. Le lendemain matin, à la vue de la femelle, le mâle parade, la poursuit, puis se met en devoir de construire un nid de bulles dans un endroit choisi avec soin. Il prend de l'air, l'enveloppe d'un mucus salivaire et le recrache sous forme de fines bulles, en général dans un coin du bac ou contre des plantes flottantes. La construction du nid est un travail fastidieux. Ce nid d'écume de 3 à 5 cm de diamètre ressemble à celui du Cotisa tatia, en moins élaboré. Il ne comporte pas de fragments de végétaux et s'avère plus fragile, car il se désagrège facilement. Dans la nature, il est relativement plus grand on a pu observer des nids de près de 40 cm de diamètre. Pendant ce temps, la femelle est plus ou moins dissimulée à l'abri des plantes, car elle n'est pas tolérée à proximité du nid, de loin elle observe l'avancement de l'ouvrage. Parfois, celui-ci cesse son travail et se met à nouveau à la poursuivre et revient sous le nid pour y souffler quelques bulles. Une fois l’œuvre terminée, il se met à paradé, toutes nageoires déployées. Le mâle devient très entreprenant. Si la femelle refuse de frayer, des poursuites infernales et quelques fois  un peu brusques  s'ensuivent jusqu'au moment où elle décide, de s'approche avec prudence. En principe elle est bien accueillie, son compagnon nage vers elle et entreprend une sorte de danse verticale en déployant ostensiblement ses longues nageoires pelviennes il caresse la femelle , lui mordille la nageoire anale, tamponne son abdomen et, par une nage pilote, l'incite à le suivre.  Le couple nage côte à côte et se poste sous le nid. L'excitation, à ce moment est telle que les couleurs deviennent superbes. Sous le nid, le mâle enlace la femelle. Mais contrairement aux autres Cotisa, qui s'accouplent en position verticale, Cotisa chuna le fait horizontalement. Après quelques faux accouplements, où œufs et sperme ne sont pas expulsés, le mâle s'enroule autour de sa compagne en lui pressant l'abdomen. Tous deux se tournent lentement, ventres dirigés vers la surface, et restent quelques instants dans cette position. Sous l'étreinte, la femelle expulse un petit chapelet d’œufs de près d'un millimètre de diamètre, que le mâle féconde immédiatement. Puis, elle se laisse glisser hors de l'étreinte pour reprendre son souffle. Au même instant, le mâle prend les œufs éparpillés en bouche pour les disposer dans le nid de bulles. Une dizaine d'accouplements, espacés de 15 à 20 minutes, produisent de 200 à 250 œufs. Dès la ponte terminée, le couple épuisé par l'effort fourni, se laissent glisser doucement au fond du bac. Après quelques instants de repos, ils reprennent leurs esprits. Alors que la femelle ignorée du mâle préfère se retirer dans un refuge plus sécurisant ( il est préférable de retirer la femelle ), celui-ci, s'occupe attentivement de sa progéniture. Par contre, le nid n'est pas consolidé. Si les bulles éclatent, elles ne sont pas remplacées. Et si l'édifice n'est pas suffisant, les œufs et les larves sont transférées d'une place à l'autre, jusqu'à ce que les alevins commencent à nager. Les premières éclosions ont lieu au bout de 24 à 36 heures. Ils s'accrochent au nid et aux plantes de surface présentes par une sorte de filament collant invisible. Ils ne mesurent alors pas plus de deux millimètres et sont déjà pigmentés. Leur corps, presque noir au départ, s'éclaircit très vite pour devenir transparent. Finalement, ces petites virgules atteignent la nage libre après encore 36 à 48 heures. Dès leur première nage, les alevins reçoivent du plancton d'étang le plus fin possible, plusieurs fois par jour, et en quantité réduite, afin d'éviter toute pollution. Et pour être sûr que tout soit consommé rapidement, il est nécessaire de baisser au maximum le niveau d'eau pour que ces jeunes  baignent littéralement dans la nourriture. Après 4 à 5 jours, ils absorbent les nauplies d'artémias fraichement écloses ou les nauplies de cyclops congelées. Petit à petit, la hauteur d'eau est augmentée. Parallèlement, une aération énergique est mise en place. Elle y demeure au moins les trois semaines nécessaires à la formation du labyrinthe. Le coussin d'air ambiant situé au-dessus de la surface doit rester à la même température que l'eau. Avec une nourriture vivante et variée, la croissance est rapide mais cependant irrégulière. Certains jeunes atteignent rapidement une taille double de celle de leur frère. Lorsqu'ils mesurent 10 mm, la bande longitudinale sombre apparaît. À l'âge de 2 ou 3 mois, il vaut mieux les séparer et les répartir dans différents bacs selon la taille. Théoriquement, ils atteignent celle d'adulte vers 5 mois, mais ne sont matures qu'après 8 ou 9 mois, date à laquelle les jeunes mâles rivalisent de beauté.
Nourriture :Accepte sans difficulté les paillette, mais préfère évidemment les nourritures vivantes. larves de moustiques, de chironomes, daphnies, enchytrés, vers Grindal. Des distributions d'artémias congelées ou sous formes de nauplies étant aussi très appréciées. Algues ( spiruline ).  
Remarques : Pour une bonne maintenance, l'espèce doit être conservé en bac spécifique ( très farouche ). Plus robuste que le plupart des autres membres de sa famille. Toutefois, l'effet négatif d'un brutal changement de la qualité de l'eau peut rapidement se faire sentir sur sa santé. Quelques maladies bactériennes font leur apparition comme les ulcérations courantes chez les gouramis et souvent fatales à court terme. C'est également la porte ouverte à l'Oodinium, qui se caractérise par la formation d'un voile grisâtre sur la peau et l'apparition de quelques points ternes et jaunâtres. Le malade se frotte partout où il peut, et sa respiration s'accélère. Soignée à temps, cette affection disparaît rapidement. Pendant la période du frai, le couple n'accepte pas d'être observé, même éloigné, y compris les congénères, d'où la nécessité de les isoler. La mise en place d'un couvercle est une nécessité pour éviter les courants d'air frais, surtout au moment de la formation du labyrinthe des alevins, attention le couvercle ne doit pas être hermétique a fin de de permettre le renouvellement du coussin d'air situé au-dessous de la surface de l'eau.
Particularités : Il prélève à intervalles réguliers, quelques bulles d'air en surface. L'oxygène est absorbé par le labyrinthe situé en arrière de la tête, des deux côtés de la cavité branchiale, tandis que le gaz carbonique suit le chemin inverse. Cet organe respiratoire supplémentaire est richement vascularisé, il se compose d'une multitude de replis cutanés semblables à un sinus. Ce qui permet à l'espèce de vivre dans des eaux boueuses voir polluées. Ce poisson utilise les nageoires ventrales comme organe tactile quand il est dans un environnement trouble. Pour l'alimentation en milieu naturel, comme son cousin Cotisa tatia, il se prend pour un archer. Il chasse de la même manière que Toxotes jacutatrix; positionné près de la surface, il décoche des petits jets d'eau, par brusque fermeture de ses opercules et compression de sa cavité buccale, sur les insectes dont il se nourrit. La victime ainsi « dégommée » tombe à l'eau où elle est immanquablement gobée. Mais, si par hasard il manque sa cible, il n'hésite pas à bondir hors de l'eau pour happer sa proie.
Taille : Mâle, femelle 5 cm.
Eau :  pH: 6,6 à 7,2, optimal pH : 6,6-6,8. Dureté : de 5 à 9°dGH, optimal 5-6°dGH.
Température : 20 à 29°C,  optimal 24-26°C.
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Colisa chuna ( gourami miel )
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