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 Macropodus ocellatus ( Poisson-paradis à queue ronde )

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MessageSujet: Macropodus ocellatus ( Poisson-paradis à queue ronde )   Mer 11 Jan - 1:13




Synonymes : Polyacanthus paludosus, Polyacanthus opercularis, Macropodus ctenopsoides.
Historique : La découverte de l'espèce date de 1842, par Cantor à 120 km au sud-ouest de Shanghai, dans les environs de Hangzou. La première importation à eu lieu en 1893 par Matte. Abandonné pendant un certain temps l'importation reprend, en 1983.
Habitat : L'espèce subit de grandes modifications climatiques du fait même de sa répartition géographique puisque au Sud il trouve un climat sub-tropical et au Nord il doit affronter des températures nettement plus basses avec de longues périodes de gel et une température chutant à -20°C. La belle saison est courte et chaude, jusqu'à 30°C avec une moyenne de 22 °C pour la Chine Méridionale. Cette période permet à  aceltatus de se reproduire. Ce macropode vit principalement en plaine, dans des eaux stagnantes ou peu courantes comme les lisières, les petits canaux d'irrigation, sous une faible hauteur d'eau. Il affectionne les zones calmes comme les étangs. La végétation de son milieu naturel ; Cerataphyllum demersum, Myriaphyllum spicatum et  jonc.
Originaire : De Chine Méridionale et de la Corée, c'est un poisson qui a étendu son aire de répartition par le Nord en allant jusqu'au fleuve Amour (Helongjiang) soit à la limite du 50éme parallèle. Plus au Sud, il colonise les îles Chousan (Zhoushan) ainsi que le lac Weichan.
Description : Il atteint une longueur de 8 à 9 cm pour le mâle, la femelle reste plus petite 6 à 7cm. Le corps aplati et légèrement allongé est d'une éblouissante beauté dont les couleurs s'intensifient au moment du frai. Le jaune et le vert s'entremêlent au noir offrant un dessin aux lignes soutenues. L'ocelle présent sur l'opercule est foncé et bordé d'un fin liseré or. La femelle est plus terne et pâlit jusqu'à devenir toute blanche lors du frai. Les nageoires impaires se terminent en pointe et chez certains sujets, dépassent la nageoire caudale. Elles sont parsemées de petites taches bleutées sur un fond couleur brique, rehaussant l'éclat du poisson.
Dimorphisme sexuel : Visible dès que les poissons ont atteint le stade de sub-adulte. Les femelles matures se reconnaissent à leur embonpoint abdominal, elles sont moins colorées. Les mâles ont la tête et la partie antérieure du corps enrichi de barres verticales sombre. Il ne faut pas trop se fier à la longueur des  nageoires. Car chez certaines femelles, les nageoires sont presque aussi développées que chez les mâles.
Comportement : L'espèce est à maintenir dans un aquarium spécifique, non chauffé, mais de préférence en bassin où elle peut hiverner. Le comportement intra et inter spécifique est bon. Beaucoup plus tolérable que Macropodus opercularis, il peut cohabiter avec des petits Cyprinoidés.
Milieu : Un aquarium d'un volume de 150 litres est nécessaire pour la maintenance d'un groupe de plusieurs sujets. Un espace important lui est consacré pour la nage libre, ainsi que quelques abris pour la où les femelles. Pour répondre à ses exigences, le bac n'est pas chauffé et subit donc les fluctuations saisonnières. Une température linaire toute l'année n'apporte que des déconvenues, source de maladies de peau avec apparition d'ulcérations et de nodules. L'idéal serait,  automne, hiver au bassin et printemps, été en aquarium. Un bon éclairage assure une végétation dense sur les pourtours du bac, il est préférable de choisir des plantes résistantes adaptées aux basses températures. Myriophyllum Elodea densa, Ceratophyllum demersum, sont idéales pour rehausser l'ensemble qui peut être complété par des racines. Des  plantes de surface, ombrage la surface de l'eau apportant une zone d'ombre. Un substrat sombre mais en valeur la coloration des sujets. Une attention particulière est apportée aux paramètres physico-chimiques. Le pH proche de la neutralité pH 7 à 7.5 et une dureté de 9 à 12°dGH sont souhaitables, les valeurs  supérieurs sont acceptées dans la limite du raisonnable pour la Dureté  il ne faut pas dépasser les 20°dGH, sur du long terme. Une eau trop douce et acide est propice aux développements d'ulcérations ou de mycoses. La filtration ne doit être trop puissante. Un brassage d'une fois le volume par heure suffit amplement, mais il  faut surtout éviter que le rejet du filtre crée un courant à la surface de l'eau. Faire des renouvellements d'eau réguliers de 15 à 20 %  chaque semaine pour une bonne maintenance.
Reproduction : Facile,  plus prolifique en aquarium. Seule l'élévation naturelle des températures journalières suffit à stimuler le mâle ( pas de chauffage ). Dès que les 20°C sont atteints, on peut constater la construction d'un nid de bulles ancré en surface parmi les plantes comme Salvinia, Ceratapteris.  La femelle d'abord indifférente à ce qui s'y passe, elle continue à vaquer à ses occupations. Puis, le mâle lui fait ses avances. Cette dernière ne tarde pas à le suivre, et l'enlacement tant attendu est sur le point d'être réalisé. Nageoires déployées au maximum, le mâle continue à courtiser la femelle qui juste avant le frai, pâlit et devient presque blanche. La ponte se déroule avec calme, juste sous le nid. Le mâle enroule son corps autour de celui de sa partenaire en un « U » ouvert et lui presse les flancs. Après quelques étreintes, la femelle expulse jusqu'à 1 000 œufs fécondés, mais en moyenne 600 œufs qui sont placés dans le nid. La ponte peut durer 1 à 2 heures. Sitôt celle-ci terminée, la femelle est chassée. Si le volume du bac de ponte est suffisant, elle cherchera une cachette pour se soustraire à la vue du mâle. Sinon, il est prudent de l'enlever. Le mâle se contente de surveiller, de déplacer ou de recracher les œufs dans le nid, tout en reléguant les colocataires indiscrets à l'autre bout du bac d'ensemble. Enfin, au bout de 36 heures les alevins . Après l'éclosion, le mâle a fort à faire pour surveiller tous ses petits indisciplinée qui ne cherche qu'à tomber du nid. Vingt quatre heures  le stade de la résorption vitelline terminé, tout cela à quelques heures près puisque le développement embryonnaire est lié à la température du milieu. Peu à peu les alevins vont prendre leur position naturelle horizontale pour quitter ensuite le nid et la garde parentale en fonction de leur vitalité. Le mâle, jusque là très attentif envers sa progéniture va s'en détourner. Il est sage de l'ôter à son tour, car l'instinct paternel à des limites...
Dans le cadre de l'éclosion en bac d’ensemble, le pourcentage de réussite risque d'être faible. Bien que les adultes, convenablement nourris, ne touchent guère à leur progéniture, une technique de substitution est à envisager : prélever le nid et les alevins juste avant le stade de la nage libre avec une coupelle et le transférer dans un bac d'élevage aux paramètres physico-chimiques identiques. La première nourriture à distribuer commence par des micro-vers et artémias qui sont disponible en quantité pour faire face à plusieurs distributions journalières ( 4 à 6 fois de préférence ). Les alevins grandissent vite et le stade de la formation du labyrinthe est une période critique à passer;  trois semaines sont nécessaires. Le coussin d'air ambiant situé au-dessus de la surface doit rester à la même température que l'eau. Avec une nourriture vivante et variée, la croissance est rapide mais cependant irrégulière. Effectuer de réguliers changements d'eau, il faut  songer à trier les jeunes dès que les poissons dominés risquent leur vie. Certains jeunes atteignent rapidement une taille double de celle de leur frère. Tant qu'il y a un groupe homogène, les problèmes sont limités.
Nourriture : Mange de tout, nourriture vivante consistante ( larves de moustiques, escargots, petits vers), aliments en flocons, comprimés lyophilisés.
Remarques : C'est l'hôte idéal pour les bassins  à partir que le niveau d'eau atteint 100 cm, il peut passer l'hiver sous la glace. Attention ne jamais casser la glace, une onde de choc répétée peut tuer tous les poissons. De plus la glace fait office d'isolant, et il y a toujours une pellicule d'air entre la surface de l'eau et cette glace. En aquarium, l'espèce est assez sensible à la dégradation du milieu alors qu'en extérieur elle supporte mieux les variations et paramètres. Les remous ( rejet de la filtration ), de surface ne sont pas appréciés par les poissons. Une reproduction en extérieur est possible, mais plusieurs facteurs doivent être réunis pour obtenir un succès total. Les différences de températures sont le passage obligé pour une réussite. Un hiver, suivi d'une période estivale chaude, sont les conditions naturelles nécessaires à une reproduction en extérieur. Il faut éviter la présence d'autres poissons comme les poissons rouges et les gambusies, les jeunes alevins de nos Macropodes pourraient servir de repas. Une chose est certaine la reproduction en bassin extérieur est moins prolifique mais les sujets sont plus beaux.
Particularités : C'est l'espèce la moins prolifique du genre, et qui plus est, elle doit subir de fortes amplitudes thermiques pour son bien-être. Pour assurer sa survie pendant la longue période de froid, il regagne des eaux plus profondes où il se protège parmi les débris végétaux de l'épaisse couche de glace qui s'installe pour l'hiver. Son métabolisme ralentit et seulement quelques mouvements respiratoires à peine perceptibles trahissent sa présence. Malgré ces conditions extrêmes, l'eau reste libre sous la glace avec une température fluctuant entre 3 et 4°C, ce qui est suffisant. Dès le premier réchauffement printanier suivi du dégel, il sort de son état quasi léthargique pour regagner des eaux plus chaudes sous la protection des rives bordées de végétation et se met en quête de nourriture, insectes aquatiques et leurs larves afin de reprendre des forces en vue d'une nouvelle saison et d'une future reproduction. Il à la particularité de pouvoir assimiler l'oxygène de l'air grâce au labyrinthe, organe respiratoire annexe composé de nombreux replis et richement vascularisé situé en arrière de la tête. Cet organe permet au poisson de vivre dans des eaux peu oxygénées.
Taille : Mâle 8-9, femelle 6-7 cm.
Eau :  pH: 7 à 7,5. Dureté : de 9 à 12°dGH, possible jusqu'à 20°dGH.
Température : 3-4 à 28°C. Il est très important de respecter les saisons.
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Macropodus ocellatus ( Poisson-paradis à queue ronde )
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