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 Corydoras araguaiensis

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MessageSujet: Corydoras araguaiensis   Sam 21 Avr - 3:04


Photo /http://estalens.fr

Synonymes : Inconnus.
l'Historique pour mieux comprendre : Il existe au moins deux espèces présentant de fortes ressemblances: Corydoras haraldschultzi et Corydoras sterbai. La première espèce a été décrite en 1962 par j. Knaack, et nommée ainsi en hommage au grand découvreur de poissons Harald Schultz. Au cours de la cinquième expédition de Harald Schultz, l'ichtyologiste américain découvrit, avec la participation du Dr E. Schmitt-Focke, une nouvelle espèce du genre Corydoras. Cette dernière, aujourd'hui bien connue fut nommée Corydoras. sterbai en hommage à Günther Sterba. Ces deux espèces se ressemblent à tel point que J. Knaack leur consacra un important travail scientifique afin de les comparer et de les décrire précisément. Le spécialiste britannique des silures David D. Sands considéra après étude, qu'une nouvelle espèce était bien présente il décrivit ce poisson  en 1990 en le nommant Corydoras araguaiensis. La classification et le taxon de 1990 restes valables aujourd'hui encore.
Habitat : Eaux  peu profondes et claires. Se positionne pratiquement dans une zone de courant, aux abords des torrents. Fréquente le bord des berges aux  fonds sablonneux dans lesquels il farfouille et se camoufle. Le sol, contient des pierres, des résidus de bois ( racines ), des feuilles. À  l'approche du crépuscule ils se rassemblent par centaine à la recherche de nourriture. Dans le sable mou ils peuvent facilement creuser pour dénicher leur nourriture composée de vers, de crustacés et de larves d'insectes, sans pour autant blesser leurs délicats barbillons.
Originaire : Amérique du Sud, Centre du Brésil.Système hydrographique du Rio Araguaia, un des fleuves les plus méandreux sur 1700km et qui compte parmi les 100 plus grand cours d'eau de la planète.
Description :  La  différence entre chaque espèces est aisément décelable par l'aquariophile amateur. Alors que Corydoras sterbai a une région crânienne sombre avec une ponctuation claire, Corydoras haraldschultzi en est en quelque sorte la contradiction. Sa tête est claire et constellée d'un réseau de striures sombres. Quant à Corydoras araguaiensis, il présente une coloration très proche des deux autres espèces. Lui aussi montre sur tout le corps, de nombreux points et de petites striures, qui ne permet guère de le distinguer des précédents. Il a heureusement une petite singularité qui permet de l'identifier: Corydoras araguaiensis possède sur le crâne une notable ponctuation noire sur fond blanc qui le distingue de ses cousins à tête sombre ( Corydoras sterbai ), et à tête striée ( Corydoras haraldschultzi ). Sa robe d'un blanc-crémeux  aux reflets doré, apparait une constellation de points bruns sombres qui s'étend de la tête jusqu'à la dernière épine de la caudale. A partir de l'arrière du crâne, ces points se resserrent en formant des striures qui vont jusqu'au pédoncule caudal. Ces marques sombres sont également présentes sur les nageoires impaires. La tête est relativement courte et  munie d'une bouche petite. En plus des marques de la tête, Corydoras araguaiensis se distingue aussi de Corydoras sterbai et Corydoras Haraldschul  par la coloration des nageoires pectorales et ventrales. Chez C. sterbai et C. haraldschul , ces nageoires sont fortement oranges, alors que chez les poissons du Rio Araguaia, celles ci sont pâles, parfois légèrement rosâtres. Il  n'est pas le plus grand des Silures atteignant 6 cm de longueur totale. Comme pour les autres Corydoras, les premier rayons des pectorales, de même que celui de la dorsale, se transforment en piquants redoutables et dentelés. Ses flancs sont recouverts de deux rangées de plaques osseuses rectangulaires, dont la disposition rappelle une armure médiévale. Ses plaques dermales lui assurent une protection efficace contre tout prédateur enclin à le mordiller ou à vouloir en faire son repas.
Dimorphisme sexuel : Les mâles et les femelles sont faciles à sexer. La  femelle est légèrement plus large que le mâle et cette dernière est plus grande 6cm et environ 5,5 cm pour le mâle.
Comportement : Très paisible, robuste, grégaire. Dans la nature il vie en groupes, parfois clairsemés, parfois denses, peuvent ainsi comprendre jusqu'à plusieurs centaines d'individus. Il faut donc le maintenir de préférence en petit groupe d'une dizaine de sujets. Pratiquement toujours en mouvement, il se repose rarement. Fouillant le sol, en permanence à la recherche de nourriture.
Milieu : volume à partir de 80 litres. Il apprécie une végétation dense sur les pourtours (avec feuille large, de la mousse de Java, fougère, anubias, cryptocoryne, échinodorus parviflorus ), entrecoupée de   grandes plages libres de sable fin. Pour lui et comme les autres Corydoras, pas de sédiments à arrêtes vives, risque de blessures, et  des infections par les bactéries accumulées dans le substrat est toujours à craindre. L'intensité lumineuse du bac ne doit pas être trop puissante. Des plantes flottantes peuvent contribuer à créer  des zones abritées ( Riccia fluitans, Salvinia auriculata, Limnobium laevigatum....). , sans l'empêcher d'accéder à la surface pour happer de l'air. Il ne faut pas oublier de rajouter  quelques racines de tourbière, de demi-noix de coco et  des galets plats. Peut exigeant quant à la qualité de l'eau pourvu qu'elle soit douce à assez dure de 5 à 15°dGH, et légèrement acide à neutre pH 6 à 6,8 maximum. Pour la température l'eau entre 22 et 24°C. Comme il est très remuant il lui faut une bonne filtration, en plus il aime un léger courant créer par le rejet d'une turbine ou  d'un filtre. Il faut donc recréer un brassage d'eau, de deux à trois fois le volume d'eau en 1 heure et cela pour avoir une eau limpide et propre avec le rejet d'une turbine ou  d'un filtre. L'entretien régulier des masses filtrantes est assuré toutes les 4 semaines. Prévoir un changement d'eau hebdomadaire de 20 à 30 %, ainsi qu'un taux de Nitrate très bas inférieur à  15 mg/l est souhaitable pour le maintenir en vie pendant de longues années.
Reproduction : Pas très facile. Trois facteurs  ont une influence sur la réussite ou L’échec d'une reproduction de Corydoras. Une alimentation diversifiée constitue la condition la plus importante pour provoquer le démarrage du frai chez les femelles. Mis à part les nourritures conventionnelles il faut également leur fournir de la nourriture végétale (algues, épinards, petits pois, etc ... ).  Il faut réunir dans un grand bac un groupe dont les mâles seront les plus nombreux, dans une proportion de trois pour un, en pensant à séparer les sexes au moment de la maturation des femelles. Les producteurs seront seront sélectionnés à partir de 12 mois. Trois 3 mâles pour 1 seule femelle. Une eau légèrement acide pH 6,0 à  6,8,  une Dureté de 5 à 15°dGH. La température du bac 22-24°C. Au bout de quelques jours, il faut commencer à baisser la température du bac en faisant des renouvellements d'eau plus froide de 15 à 20 %, pour que l'eau du bac descende de 2 à 3°C , puis laisser remonter tranquillement la température à sa valeur initial. On peut observer souvent que les mâles s'affrontent en se poussant réciproquement de la tête. Mais les combats n'impressionnent pas la femelle, et n'occasionnent jamais la moindre blessure chez les mâles. Le frais peut se dérouler soit en bac communautaire soit en bac dit de ponte mais toujours à partir de 80 litres comportant des plantes à feuilles dures. Tout commence généralement à la tombée de la nuit quand le soleil passe derrière l’horizon, les mâles poursuivent la femelle et lui donnent sans arrêts des coups de tête. D'habitudes calmes ils deviennent très agiter. Puis la femelle nettoie quelques feuilles ou une petite surface de la vitre de l'aquarium. Lorsqu’elle est prête à  pondre. Le mâle se place au dessus d'elle. Puis tous deux se déplacent frénétiquement en rond, dans cette position, et s'arrêtent pour nettoyer ensemble un support de ponte. Le mâle incite la femelle à rouler sur le flanc après s'être lui même couché sur le coté en lui caressant le dos et la nuque avec ses barbillons. Puis le couple se placent tête bêche et le frai peut alors commencer par un accolement ventral où la femelle fixe sa bouche à l'orifice génital du mâle, au cours de cet accouplement, le mâle expulse sa semence en eau libre. En même temps, elle pond trois à six œuf à la fois. L'étreinte dure 30 secondes environ. Ensuite les partenaires  se séparent. La femelle recueille les œufs de couleur blanc légèrement jaunâtre et transparents, d'une grosseur de 1,3 mm de diamètre. Elle les transportent dans une poche formée par ses nageoires ventrales. Puis elle va fixer les œufs sur le site choisi et nettoyé. Pendant ce laps de temps les mâles restent indifférents. Ces derniers redeviennent actifs dès qu'un nouveau cycle commence, le frai peut durer 5 heures et recommencé tous les 15 jours environ. Il faut assurer pendant les pauses d'accouplements, de la nourriture vivante aux géniteurs afin qu'ils puissent se restaurer. Au final il faut  compter une moyenne de 80 d’œufs, très collants, qui sont fixés sur l'envers des grosses feuilles de plantes. A 23°C les œufs sont majoritairement éclos en 4 jours, quand tous les œufs ont éclos la température peut être augmentée à 24°C. Les larves sont relativement grandes à la naissance. Par contre leur sac vitellin est petit et est résorbé en 3 jours. Dans le cas ou vous avez choisi le bac communautaire vous pouvez  alors intervenir, avec une lame de rasoir si vous souhaitez récupérer les œufs à la main ou couper une feuille. Placer les œufs dans un tout petit aquarium avec l'eau du bac de ponte. Une hauteur d'eau de 7 à 9 cm, puis augmenter d'1cm tous les jours,  mais seulement à partir du troisième jours après les naissances avec une eau reposée et aérée depuis plusieurs jours, surtout lors du premier mois de croissance ( il est préférable de garder un œil sur les œufs pour éliminer tous les œufs stériles ).  Un diffuseur pour créer un courant, et quelques gouttes de bleu de méthylène  ( solution à 5 % 2 à 3 gouttes pour 10 litres d'eau ), pour retarder un maximum le développement des moisissures sur les œufs. Il faut attendre que le sac vitellin soit résorbé pour pouvoir commencer à nourrir avec une alimentation liquide ( infusoires ). Leur croissance est rapide, quand ils sont âgés de quatre jours, ils sont normalement assez grands pour commencer à  manger des micro-vers, de la poudre fine, et des nauplies artémia. Effectuer des petits changements d'eau très régulièrement. Attention à la propreté du bac, une hygiène la plus stricte possible. A deux mois, ils mesurent à peu près 1,5 cm. Il faut attendre 4 mois après leurs naissances pour qu'ils deviennent identique mais à une échelle plus petite que leurs parents.
Nourriture : Mange tout, mais préfère les nourritures vivantes telles que les Larves de Moustiques, Tubifex, Artémias, Cyclops et des Daphnies. S’accommode en aquarium d'une nourriture ;  sèche, congelé, lyophilisée.
Remarques : En cas de maladie ( très rare ) ne supporte pas la présence de sel, même en très faible quantité et aussi les surplus de médicaments qui jonchent le sol, pendant et après les traitements ( risque mortel ). Cette espèce supporte très mal un taux de nitrate élevé.
Particularité : Il est capable de respirer l'air atmosphérique qui passe dans son sang grâce à son intestin modifié. Il se dirige précipitamment alors en surface pour absorber des bouffées d'air. Puis il regagne les couches inférieures de l'eau plus sécurisantes pour lui. Après en avoir prélevé l'oxygène, il rejette le résidu gazeux par l'anus.
Taille : Mâle environ 5,5, femelle 6 cm.
Eau : pH 6 à 6,8. Dureté : de 5 à 15°dGH.
Température : 22 à  24°C.
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Corydoras araguaiensis
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