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 Moenkhausia pittieri ( Tétra diamant )

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MessageSujet: Moenkhausia pittieri ( Tétra diamant )   Sam 12 Mai - 10:46


Photo /http://estalens.fr

Synonymes : Inconnu.
Historique général : Le genre Moenkhausia a été créé en 1903 par Eigenmann, en l'honneur de son ami le professeur William J. Moenkhaus, un zoologiste du Musée de Paulisto à Sao Paulo ( Brésil ). Il est largement représenté dans le centre du bassin amazonien et les Guyanes. Il ressemble beaucoup au genre Astyanax qui ne fréquente que la périphérie de cette zone et auquel il est apparenté. Selon Géry, 1977, le pédoncule caudal garni d'écailles chez Moenkhausia et par contre dépourvu chez Astyanax a une fonction dans la colonisation de certains biotopes. Des 40 espèces environ qui composent le genre Moenkhausia  moins d'une dizaine sont bien connues en aquarium. Deux d'entre elles, oligolepis et sanctaefilomenae se ressemblent intimement. En revanche la troisième, pittieri, diffère considérablement avec un corps plat et haut.
Historique : L'espèce a été découverte et décrite par Eigenman 1920. En 1933 la première importation fut réalisée par Otto Winkelman, pour  la ville d'Altona située à l'ouest de la ville de Hambourg  (Allemagne).
Habitat : Dans son milieu naturel, il vit en bancs dans les eaux stagnantes des marécages ou à courant lent des ruisseaux de forêt à végétation très épaisse et exubérante. Moenkhausia pittieri évolue dans des eaux très peu minéralisées.
Originaire : Amérique du Sud ; Venezuela, son aire de répartition comprend le Rio Tiquirito, le Rio Bue, le lac Valencia et ses environs. Toutefois, il est  moins importé car son milieu naturel est soumis à une pollution, surtout dans le lac Valencia. Ce ne sont pour la plupart que des sujets reproduits pour le commerce en Asie du Sud-est.
Description : L'espèce possède un corps trapu, comprimé latéralement et haut. La tête pointue est dotée de grands yeux. La nageoire dorsale et l'anale est très bien développées. Chez le mâle, les flancs sont d'une coloration violet tendre rehaussée de reflets dorés. Le dos est plus foncé et le ventre jaune pâle à blanc. Avec l'âge, ces reflets s'estompent progressivement pour faire place à une multitude de petits points verts ou bleus. Les nageoires impaires d'un violet pâle sont bordées de blanc. La femelle est moins vivement colorée. Sa robe est jaunâtre à reflets métalliques. Les jeunes sont dotés d'une ligne latérale nettement visible qui s'estompe au fur et à mesure de leur croissance. Chez eux, on ne peut pas repérer les sexes et il faut attendre quelques mois que la dorsale des mâles, de couleur gris fumée, se développe. Cette nageoire  en forme de faucille, peut atteindre la caudale incurvée.
Dimorphisme sexuel : Les deux sexes ont une taille quasi-identique. La seule différence visible est la nageoire dorsale du mâle qui est très développée et il est légèrement plus svelte.
Comportement : Très robuste, Paisible,  grégaire, il doit vivre en groupe. Une douzaine d'individus constitue une bonne base.  Chaque mâle défend sa place en délimitant un petit territoire qu'il défend jalousement. Il réagit à toute approche par une position d'intimidation qui consiste à dresser et à déployer au maximum ses nageoires, puis à tourner autour de l'intrus de longs moments. Ces menaces  sont complètement inoffensives. À la période du frai, seule les avances des femelles, prêtes à pondre, sont tolérées. Il peut être maintenu en aquarium spécifique ou en bac d'ensemble, mais alors avec d'autres espèces pas trop petites. Vivace il parcourt l'ensemble du bac, en faisant quelque fois des petites pauses sous les plantes flottantes ou sous les grandes feuilles.
Milieu : Pour le maintenir dans des conditions acceptables, le bac devra avoir un volume minimal de 150 litres. Un substrat de couleur sombre, avec un décor composé de racines de tourbière très tourmentée. L'ensemble  est garni de plantes submergées et flottantes. Les premières lui rappelles sont biotope et peut servir de refuge à une femelle qui risque d'être pourchassée par un mâle trop entreprenant. Les secondes procurent de l'ombre, exemple : Ceratopteris, Pistia. Mais dans tous les cas il faut choisir des espèces robustes car il  a une très forte attirance pour  grignoter légèrement, les pousses tendres. En règle général la  partie centrale est dépourvue de végétation, elle est laissée libre pour la nage libre. Mais il faut quand même rajouter une épaisseur de 8 cm de mousse de Java qui sert de réceptacle pour les œufs. Un éclairage modéré lui est préférable. Sa tolérance pour l'eau est relativement grande pour un characidé, pH compris entre 6,5 et 7 (idéal 6,7) Dureté de 4 à 7°dGH, mais il peut supporter 9°dGH,  température 25-26°C. Une filtration de préférence sur tourbe, de 2 à 3 fois  le volume par heure est correcte, avec un rejet juste au-dessus de la surface assure oxygénation et petit courant que les pensionnaires apprécieront. De fréquents changements d'eau, sont assurés chaque semaine, d'une valeur de 20 à 25% du volume. Il se montre en revanche sensible à toute variation brusque de l'eau. Il faut en tenir compte lors des renouvellements partiels d'eau et des changements de milieu (transfert d'un bac à un autre ou transport dans des récipients).
Reproduction : On peut séparer mâles et femelles environ trois semaines avant d'introduire un couple. Les futurs parents sont bien nourris et en particulier chaque jour avec des nauplies d'artémias. Ainsi ils ne se précipitent pas sur les œufs pondus. Pour mettre toutes ses chances de son côté, il vaut mieux opter pour un bac de ponte, le volume conseillé est de 60 litres, muni d'un couvercle et dont le sol peut être recouvert d'une fine couche de sable de type Loire (facultatif) avec une bonne épaisseur de mousse de Java 8 à 10 cm. Le bac ne doit pas être éclairé et si possible placé  dans une pièce où il ne reçoit pas la lumière du soleil. La première chose à faire est d'ajuster les paramètres du bac d'ensemble a celui du futur bac de reproduction avec beaucoup de précautions. Car pour réussir,  il faut que la dureté est une valeur de 3 à 4°dGH maximum et le KH, ne doit pas dépasser 2,25, la température est portée à 27-28°C. Une petite filtration sur tourbe est le petit plus. Puis introduire un couple. Le frai commence généralement  le matin, au cours d'une parade nuptiale très vive, le mâle tente de charmer la femelle. Il virevolte autour d'elle en exhibant une livrée qui prend un aspect noir éclatant dû à l'excitation. Après avoir papillonné longuement, il tourne son ventre vers l'orifice sexuel de sa compagne, en se positionnant en forme de S. Il utilise sa nageoire dorsale pour la maintenir près de lui. Après un léger tressaillement, les deux partenaires commencent l'émission simultanée de sperme et d’œufs parmi la mousse, ou bien en pleine eau dans la zone la moins éclairée. À chaque accouplement, plutôt bref, 6 à 10 œufs, relativement grands et de couleur jaune clair, sont émis. Ils sont semi-adhésifs et beaucoup se perdent dans la Mousse de Java. Les pauses sont assez courtes après chaque enlacement, l'ardeur du mâle est  sans limite. Il a tôt fait de poursuivre à nouveau la femelle à travers le bac. Mais la fatigue finit par gagner et la séparation s'allonge pour devenir définitive. La ponte compte au maximum 150 œufs. On retire les géniteurs et on obscurcit éventuellement les parois du bac pour protéger les œufs puis les alevins de la lumière. Les œufs éclosent en 24 à 36 heures, à une température comprise entre 27 et 28°C. Les nouveau-nés adhèrent aux plantes et aux vitres. Le quatrième ou le cinquième jour, ils nagent librement et commencent à se pigmenter. Le régime alimentaire des premiers jours est essentiel. Les jeunes affamés, se déplaçant le plus souvent à la surface, doivent recevoir une nourriture vivante qui évolue le plus longtemps possible dans cette zone (  plancton de mare et rotifères d'élevage ). Après une semaine, les alevins nagent dans les différentes couches du bac. On ajoute au menu des nauplies d'artémias. Les éléments d'obscurcissement sont ôtés progressivement. Les alevins grandissent lentement. Pendant toute cette période il faut apporter un grand soin à l'hygiène du bac, avec des renouvellements partiels d'eau de 20 % semaine. Surtout faire attention à ne pas bouleverser les paramètres physico-chimiques du milieu.
Nourriture : Petites proies vivantes ; Drosophiles, petits cafards, petits vers, larves de moustiques, chironomes, daphnies. Accepte sans difficulté les aliments secs, lyophilisés et congelés (chair de moule et de crevette). Il est recommandé de lui apporter une nourriture végétale sous forme de comprimé, de flocons au moins une fois par semaine.
Remarques : Seul, mais important défaut du Pittieri. Le Tétra diamant est particulièrement sensible aux brusques changements de qualité d'eau. Il convient donc d'observer la plus grande douceur pendant les renouvellements d'eau. Maintenu seul il devient dépressif, reste terne, ne s'épanouit pas et se montre alors sensible aux maladies.
Particularité : Sous un éclairage adéquat, son corps ressemble à une pierre précieuse constellée de petits éclats toujours différents, vu sa mobilité continuelle. L'irisation de ses écailles lui vaut son nom familier de Tétra diamant.
Taille : Mâle, femelle 6 à 7 cm.
Eau : pH: 6,5 à 7. Dureté : de 4 à 7°dGH, peut supporter 9°dGH.
Température : 25 à 26°C. Pour la reproduction : 27-28°C.
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Moenkhausia pittieri ( Tétra diamant )
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