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 Pygocentrus caribe

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URNAC
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MessageSujet: Pygocentrus caribe   Sam 2 Fév - 4:53



Comprendre les Piranhas

Cette sous famille de Characidés, a besoin d'une eau oxygéné. Ce sont eux les premières victimes et qui ont le moins de chance de survivre par un manque d'oxygène dans l'eau, ainsi qu'une température trop élevée de l'aquarium. Ils succombent facilement à un stress. Il est donc important d'avoir un bac de bonne dimension pour maintenir cette espèce, avec un filtration de bonne qualité et puissante pouvant assurer un courant continu à la surface de l'eau pour une oxygénation parfaite.

Aujourd'hui, les ichtyologistes classent les Piranhas dans la famille des Serrasalmidae, qui elle-même se compose de trois sous familles : Serrasalminae qui sont les vrais Piranhas, strictement carnivores. Les Myleinae appelés les faux Piranhas ou ''Piranhas herbivores'', en réalité cette espèce est omnivores à tendance macro-phytophage et pour terminer Catoprioninae qui sont lépidophages c'est-à-dire mangeurs d'écailles.

Les Serrasalmidés sont endémiques de l'Amérique du Sud, ils se retrouvent couramment dans une aire limitée au nord par le Venezuela et au sud par l’Uruguay. Ils sont absents le long de la Cordillère (Versant Pacifique), ainsi que dans les régions les plus méridionales et froides.

Une grande confusion des genres est encore présent, il semblerait que Pygocentrus soit encore valide.


Synonymes : Serrasalmus caribe, Serrasoalmus notatus.
Historique : La première description date de 1850 par Valenciennes. En 1923 Pygocentrus caribe fait son apparition en Europe.
Habitat : Il est présent dans des biotopes très différents, parfois envahis par la végétation aquatique ou dans des plans d'eaux relativement sobre, il n'hésite pas à envahir les plaines inondables en saison des pluies. La fluctuation du niveau d'eau entre période sèche et la période humide peut dépasser les 10 mètres d'amplitude.
Originaire : Amérique du Sud. Dans la région des Llanos (l’immense plaine herbeuse), du Venezuela, les Guyanes et le bassin de l’Orénoque.
Description : Il ressemble à Pygocentrus nattereri. Corps haut et massive, comprimé latéralement.
La tête imposante possède une bouche avec des dents acérés et triangulaires qui sont remplacées régulièrement ce qui lui permet d'avoir toujours du mordant. L’œil est argenté avec une pigmentation noire au-dessus et au-dessous du diaphragme. L'abdomen est rouge, les nageoires pectorales et pelviennes, sont rouge à orange. La nageoire dorsale est sombre à gris-noir. La nageoire adipeuse est noir dans la région proximale, souvent une zone hyaline distale. La nageoire caudale grisâtre foncé-noir, avec une bande pâle sur la partie subterminale ou bord postérieur. La nageoire anale est noir, dans la zone proximale, petites écailles sur la nageoire avec un pigment noir éparpillés le long de la marge distale, autrement nageoire rouge ou rouge-orange. À l'âge adulte pas de grandes modifications, un ventre plus pâle par rapport à la face dorsale chez les grands spécimens, et la présence d'une tache humérale juste en arrière de l'opercule. L'étendue et la teinte de la coloration du ventre est assez variable individuellement, géographiquement et en fonction de la couleur de l'eau dans laquelle le poisson vit. Pygocentrus cariba est caractérisée par 4 épines supra-neurales situées entre les épines neutres du dos et une tache humérale noire importante derrière l'opercule sur le flanc. À ce jour il est reconnu que 2 variantes chromatique à savoir la présence de la tache humérale derrière l'opercule, avec une nageoire anale rouge, présent uniquement pour les Pygocentrus caribe provenant de l'Orénoque et des Guyanes. L'autre variante chromatique ne possède pas cette tache humérale et la nageoire anale est sombre, elle est présente uniquement dans le bassin Amazonien. Il existe une confusion parmi les amateurs qui se demandent si elles pourraient avoir une autre espèce de piranha. Cependant, certains spécimens en captivité peuvent perdre ce défaut, pour un certain nombre de raisons, y compris la mauvaise alimentation et des conditions d'eau. L'âge semble être le facteur le plus important dans la perte.
Dimorphisme sexuel : Le mâle possède une tête plus massive et présente un corps plus svelte que chez la femelle.
Comportement : L'espèce est très grégaire elle se déplace toujours en agrégat. Cependant, leur comportement intraspécifique est en même temps nettement territorial: c'est pourquoi, chaque membre d'un même groupe doit disposer un '' espace vital" pour faire simple il faut un minimum de 200 litres par individus pour cette espèce qui est plus remuante que Pygocentrus nattereri, car d'autres facteurs doivent être pris en comptes : âge, position hiérarchique au sein du groupe. En revanche, maintenu seul le Piranha demeure timide et hypersensible, il s'affole rapidement par les moindres perturbations externes au bac, se précipitant sur les vitres et sur les éléments de décoration. Par conséquent, la meilleure solution consiste, à acheter directement un groupe de juvéniles. Attention affamé il n'hésitera pas à s'attaquer à son soigneur et à dévorer ses confrères, Il faut quand même signaler qu'il n'est pas un gros mangeur.
Petite anecdote au passage; à l'aquarium de Saint Malo au début de son ouverture, un bac de Piranha a été installé. Il y avait là une petite centaine de sujets qui malheureusement avait un comportement de cannibalisme, un soigneur pensant régler le problème y introduit une tête de vache dans l'espoir que celle-ci allait se faire dévorer et ainsi résoudre le problème, mais il a fallu se rendre à l'évidence au bout de quelques jours la tête était en grande parti intacte, par-contre bonjour la monté en nitrite.
Milieu : Pour des raisons de sécurité évidente un tel bac doit être bien pensé. D'abord le volume de la cuve ne doit pas être inférieur à 800 litres et 2 mètres façade, il est même raisonnable de prévoir un 1 000 litres pour seulement 5 individus. L'emplacement le mieux adapté est dans un endroit calme sans lumière directe, ou le passage des allées et venues est restreint, oublier un hall ou un couloir. Le substrat est constitué de sable d'une granulométrie moyenne, d'une épaisseur minimum de 9 cm, qui ne doit pas comporter d'aspérités. Prévoir une végétation abondante, robuste bien enracinées, comme des Echinodorus major, Echinodorus bleheri, Echinodorus amazonicus, Echinodorus horizontalis. En avant-plan des Echinodorus tenellus. Le décors de fond recréant une paroi rocheuse ainsi que des refuges, est assuré par des roches empilées, sans oublier les racines. La filtration ainsi que le brassage doivent être efficaces pour assurer une bonne oxygénation et une eau débarrassée des particules en suspension. Trois à quatre fois le volume du bac par heure est fortement conseillé, avec un nettoyage régulier des masses filtrantes pour éviter tout colmatage. Les paramètres physico-chimiques de l'eau peuvent être compris entre 5,5 et 7,2 pour le pH, une Dureté de 6 à 10°dGH, température 25-27°C. De fréquents changements d'eau sont assurés chaque semaine, d'une valeur de 30 à 35% du volume du bac. L'intensité lumineuse moyenne est préférable.
Reproduction : La période du frai débute généralement autour d’Avril et mai pendant la saison des pluies. Dans un milieu clos comme notre bac c'est à nous de forcer le processus avec un important changement d'eau fraîche de l’ordre de 25% et de descendre la température de 5°C momentanément, sans oublier une distribution de nourriture comme le poisson rouge, gardon et oui qui stimule les reproducteurs, attention pas de stress. Le futur couple doit se choisir lui-même, alors un peu de patience la maturité sexuelle est atteint vers une taille de 15 à 20 cm. Les conditions physico-chimiques de l'eau la Dureté sera de 5 à 7°dGH. Le pH restera de préférence dans la fourchette des 6,5-6,8. Une température de l'eau de 25-27° C. Ceci conduit rapidement à l'accouplement. Le couple délimite souvent un territoire assez vaste pouvant atteindre une surface ½ m², où il ne tolère pas la présence d'autres poissons. Les prémices à l'accouplement est plutôt mouvementé le mâle et la femelle se battent durement les flancs à l'aide de leurs nageoires caudales. L'aurore est le moment propice, le mâle creuse des cavités d'environ 15 cm de diamètre dans le substrat, pendant cette frénésie anarchique, les œufs qui sont petits, environ 1,5-2 mm sont pondus par la femelle et immédiatement fécondé par le mâle, jaunâtres et collant, au nombre de 700 en moyenne. L'ensemble tombe dans la cavité mais s'éparpillent également autour. Pendant 24 heures le couple assure la défense de la ponte puis le mâle éjecte littéralement la femelle, celle-ci doit trouver un refuge pour se mettre un peu l'écart. L'éclosion débute au bout de 36 à 48 heures. La vésicule vitelline est résorbée au bout de quelques jours, il faut encore attendre une petite semaine pour que la nage libre soit atteinte. Il faut maintenant récupérer les alevins avec une grande précaution. De toute façon, il est fortement conseillé de retirer quelqu'un pour éviter un début de cannibalisme. L'idéal est un bac spacieux sans substrat pour une hygiène parfaite, mais avec beaucoup de plantes pour que chaque alevins puisse se dissimuler sans être manger par son frère ou sa sœur. Avec une bonne nourriture aux nauplies d'artémias fraîchement écloses, Grindal, copépodes, tubifex hachés, les plus costauds atteindront une longueur de 25 mm en 3 semaines. Il faudra donc refaire un tri pour que les plus grands ne mangent pas les plus petits. A partir de 3 mois les aliments distribués seront plus consistants chironomes vivants et un peu de viande hachée avec des petits filets de poissons.
Nourriture : De préférence du carnée ; vers de terre, poisson rouge, maquereaux, crevettes, chair de mollusques, limaces, foie et cœur de bœuf avec modération.
Remarques : Il est préférable d'acheter un groupe de juvéniles, la maintenance au départ est plus facile.
Particularité : Le Piranha attaque lorsqu'il a faim ou quand il se sent agressé par diverses raisons comme un manque de place des passages fréquents devant l'aquarium …....ETC. Autrement il est timide, il stress très facilement.
Taille : Mâle, femelle 25-30 cm.
Eau : pH: 5,5 à 7,2. Idéal 5,5 à 6,5. Dureté : de 6 à 8°dGH, maximum 10°dGH.
Température : 25 à 27°C. Il peut supporter une température plus basse jusqu'à 22°C.



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