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 Hypseleotris compressa ( Caracin-dormeur australien )

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MessageSujet: Hypseleotris compressa ( Caracin-dormeur australien )   Jeu 7 Mar - 4:14


Photo /http://estalens.fr

Synonymes : Hypseleotris compressus, Carassiops compressus.
Historique : Le descripteur de l'espèce est Krefft, en 1864. Vers les année 1970, les  premières exportations commencent. Il faut attendre début 1987, pour que l'exportation commence réellement.
Habitat : L'espèce occupe aussi bien les grandes étendues d”eau que les petits ruisseaux. On le trouve aussi dans des petits trous d'eau. Par la diversité et le nombre de sites isolés, l'espèce a développé de nombreuses formes chromatiques. Souvent le milieu naturel est constitué par une eau fraîche, très douce et acide. Certains spécimens ont été capturés en eau douce, d'autres en eau  saumâtre. Les juvéniles sont surtout présents dans des courts d'eau rapides ou dans les estuaires saumâtres. L'espèce tolère une salinité égale à l'eau de mer, avec des températures de 10°C  jusqu'à  35°C et un pH de 5,0 à 9,1. Se nourrit de micro-crustacés, larves de moustiques et d'algues.
Originaire : d'Australie et en Nouvelle Guinée. Sur le septième Continent, elle se rencontre dans l'ouest australien (Pilbara et Kimberley Rivers) jusqu'au Nord-Est dans le Queensland. On trouve l'espèce également dans la partie méridionale de la Nouvelle Guinée, mais toujours près de la Côte.
Description : Cette espèce est certainement le plus beau des Eléotridés, et plus particulièrement en période de reproduction. Le corps est élancé, très comprimé latéralement (compressus). La coloration de fond du mâle est vert-olive à gris-souris. Toute la partie inférieure du corps, de l'extrémité du museau jusqu’à la partie molle de la nageoire anale est rouge-vineux.  Cette coloration apparaît également sur les deux nageoires dorsales. Ces nageoires sont bordées de bleu et marginées de blanc. Seule la nageoire caudale est transparente. L’œil du mâle possède des reflets rouges. A l'inverse la pupille de la femelle possède des reflets verdâtres. Le mâle a une taille légèrement plus grande que celle de la femelle. Les vieux mâles peuvent développer une légère bosse frontale. Les deux nageoires dorsales et la nageoire anale sont un peu plus grandes chez le mâle. Adulte la longueur ne dépasse pas les 11 cm.
Dimorphisme sexuel : le mâle en période de frai possède des couleurs magnifiques. En dehors de cette période il reste quand même plus coloré. Les deux nageoires dorsales et la nageoire anale sont un peu plus petites chez la femelle.
Comportement : Robuste. Relativement farouche au moindre danger il se retire en direction du fond dans des abris, il a une préférence pour les coins obscures. Autrement il n'hésite pas à nager en pleine eau . Se sent à l'aise aussi bien en bac spécifique que dans un bac communautaire. Cependant il ne faut pas le faire cohabiter avec d'autres espèces trop petites.
Milieu : Il n'est vraiment pas difficile de le maintenir, pour un couple un 80 litres est largement suffisant. Mais comme il est préférable de le maintenir en groupe de 5-6 individus un 300 litres devient utile. Une plantation relativement dense, avec de nombreuses racines et des pierres plates, lui permettra d'avoir un nombre suffisant de cachettes pour qu'il aille se réfugier. Pour faire un bac régional, les plantes peuvent êtres choisies parmi les diverses espèces ; en avant plan une espèce de petite taille comme  Marsilea drummondi, puis  Aponogeton elongatus, Ottelia alismoides, Vallisneria gigantea, Blyxa novoguineensis, par exemple. Et enfin, Ceratopteris thalictroïdes qui peut être plantée ou laissée à la surface de l'eau. Dans ce cas, elle ombrage l'aquarium et permet un éclairage diffus. La partie centrale du bac reste dégagée de toute végétation afin de permettre aux poissons de se mouvoir librement. Les paramètres de l'eau ; Le pH de 7.0 à 7,5 est un bon compromis et la dureté dans une fourchette de 6 à 20°dGH, idéal 10 à 20°dGH. La température idéale est de 23-24°C, mais peut être comprise entre 21 et 27 °C, à condition qu'elle soit constante. Le sol est composé d'un substrat sablonneux de couleur sombre et de moyenne granulométrie. Une filtration avec un débit de 1½ à 2 fois maximum en une heure suffit, pour avoir une eau suffisamment brassée et limpide. Le renouvellement d'une partie de l'eau ( préalablement vieillie ) une fois par semaine d'une valeur de 15 à 20 % est suffisant.
Reproduction : Très difficile, très complexe, quasiment impossible pour un amateur sans disposer d'un laboratoire. Les paramètres, une eau vieilli avec un pH à partir de 7,2 une Dureté de 10 à 15°dGH température au dessus de 26°C. Il faut savoir qu'un surdosage ne nitrate nuit au développement des larves, il est recommandé de ne pas dépasser les 15 mg/l.  Lorsque la nourriture vivante est disponible à profusion, le frai de cette espèce ne pose pourtant pas de problème. Dans la nature, la ponte a lieu pendant les mois les plus chauds, quand les mâles établissent des territoires de reproduction et présentent leurs couleurs éclatantes pour attirer une partenaire. Dans un milieu dit clos comme un aquarium, le bac devra être bien planté et les possibilités de cachette ne devront pas faire défaut, celles-ci seront constituées par des pierres, pots de fleurs, racines de tourbière etc. La meilleure solution est l'achat d'un petit groupe de poissons, comme cela les partenaires peuvent se choisir. Une autre solution pour provoquer un frai, est l'adjonction d'hormones appelées « gonadotropes » injectées elles provoquent l'ovulation et/ou la ponte, elles sont extraits de l'hypophyse, soit immédiatement après avoir été prélevées, soit après un certain temps de stockage.

En produit sec ; la femelle demande 2 injections avec un intervalle de 6 à 18 heures suivant la température de l'eau, le mâle reçoit son unique injection au même moment que la deuxième injections de la femelle, la ponte survient en moins de 24 heures.

1er injection 0,3mg par kg de  poids ( femelle )
2ième injection 3,5mg par kg de poids ( femelle )
1 injection 2mg par kg de poids ( mâle )
Il y aussi la méthode en solution, mais je ne détail pas plus, car je pense que les méthode ne sont valables que pour des professionnels de l'élevage.

La population du bac de reproduction peut être constituée par un couple ou par un groupe. Bien nourries en proies vivantes, les femelles signalent leurs bonnes dispositions à se reproduire par une partie ventrale très rebondie. A ce moment, le mâle ne chasse plus aussi souvent la femelle, et l'on peut les apercevoir ensemble. Finalement, le mâle se décide pour un site de ponte. Il pourra choisir   une pierre,  racine et même la vitre du bac.  Le mâle conduit la femelle vers le site de ponte en faisant vibrer son corps. Souvent il se laisse « couler » sur le fond du bac puis fait vibrer son corps jusqu'à ce qu'une petite cuvette de sable se dessine dans le substrat. Puis le moment venu la femelle éjecte les œufs, cette opération dure plusieurs heures avec des phases de repos, le mâle féconde immédiatement ceux-ci,  30 à  60% sur les 3 000 pondus ne seront malheureusement pas féconder. Les œufs,  sont très petits de 0,3 à 0,32  mm maximum. Seul le mâle surveille sa progéniture en refoulant tous les intrus sans ménagement. L'éclosion débute en générale au bout de 24 heures dans une eau à  26-27°C ; Quand un œuf éclos la larve mesure 1,3 mm celle-ci reste encore accrochée par un minuscule fil embryonnaire. Puis survient la nage libre 24 heures après, comme le sac vitellin est minuscule, la première nourriture est distribuée dès l'éclosion. Pour mettre toute les chances de son côté il faut faire un prélèvement des larves avec une pipette et les transférées dans un petit bac de 3 à  5 litres environ. Il faut conservé les mêmes paramètres et il ne faut pas oublier d'aéré le milieu. Le point le plus important est la nourriture, il faut commencer avec des protozoaires ciliés comme des EUPLOTES qui ne dépasse pas les ( 20 à 50 microns ). Rotifère Brachionus plicatilis il mesure ( 120 microns  ) alimenté exclusivement sur microalgues ( Dunaliella tertiolecta, Tetraselmis suecica et Nannochloropsis oculata ).

Comment procéder pour l'élevage d'algues unicellulaire

Ces algues poussent naturellement dans l'eau des mers chaudes. Il est intéressant d'en faire la culture en mettant quelques gouttes d’engrais pour plantes vertes dans un petit bac ou une bouteille contenant de l'eau de mer à 25°C, il faut maintenir une densité à 1020-1022 et bien éclairer, le soleil est recommandé. Au besoin ensemencer avec des solutions ( algues ) du commerce. Au bout des quelque temps l'eau devient verte, attendre que cela devienne de « la soupe de pois » avant de commencer à distribuer, les alevins doivent être nourris régulièrement et ne pas manquer de cette nourriture.

L'adjonction de 16 gr de sel part litre d'eau dans le bac de grossissement est préconisé. Quand l'alevin atteint une taille de 3 mm, les infusoires classique comme  Paramécie mesurant 300 microns ( 0.3 mm ) sont distribués. La croissance n'est pas spécialement rapide. Mais d'ores et déjà, les alevins ayant atteins  le stade ( Paramicide ) sont sauvées. Il ne faut surtout pas oublier d'effectuer dès changements d'eau ( fréquents ) et distribuer régulièrement la nourriture, que l'on variera au gré du développement des alevins, sinon gare aux mauvaises surprises. Au fur et à mesure de leur croissance, il sera nécessaire de déplacer les juvéniles dans des aquariums plus spacieux.
Nourriture :  Il est nécessaire d'apporter de la  nourritures vivantes ; Petites proies vivantes; Larves de moustiques, Tubifex, Enchytrées, Daphnies, Cyclops, Gammares, petits vers, crevettes, chair de poissons. Aliments congelés, lyophilisés.
Taille : Mâle, femelle 11cm.
Eau :  pH: 5 à 9, idéal  7.0 à 7,5. Dureté : de 6 à 20°dGH. idéal 10 à 20°dGH.
Température : 10 à 30°C. conseillée de 23-24°C
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Hypseleotris compressa ( Caracin-dormeur australien )
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