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 Iodotropheus sprengerae (Cichlidé rouille)

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URNAC
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MessageSujet: Iodotropheus sprengerae (Cichlidé rouille)    Dim 24 Nov - 7:03


Photo/ Pisciculture stalens (estalens.fr)

Synonyme : Melanochromis brevis.
Historique : De la famille des Cichlidés, l'espèce fut décrite par Loiselle et Olivier, en 1972. La première importation commence avant la description, en 1958. Il fut appelé longtemps « Melanochromis court », en raison de sa taille.
Habitat : Fréquente les zones d'éboulis rocheux, autour des îles  Boadzulu,  Chinyamwezi,  Chinyankhwazi et Makokola . Il évolue dans une zone qui se situe entre 3 et 15 mètres. Parfois on peut le rencontrer,  jusqu’à une profondeur qui avoisine les 40 mètres. Son biotope est constitué de gros rochers ou de dalles, ou s’accumule des sédiments. Il recherche sa nourriture parmi les algues appelées « Aufwusch ». Ces algues vert-jaune filamenteuses du type Colothrix et Cladophore forment un écheveau abritant de nombreux micro-organismes, invertébrés et crustacés. Apportant les protéines indispensables à la vie, l'Aufwusch procure les éléments essentiels à de nombreux Cichlidés du Malawi.
Originaire : Originaire d'Afrique, endémique du lac Malawi.
Description : D'une dizaine de centimètres maximum pour le mâle, la femelle est légèrement  plus modeste en taille, 8 cm. Dans leurs milieux naturels ils sont  plus petits (7 et 6 cm). L’espèce possède un corps allongé, très légèrement comprimé. Cette forme donne une impression de puissance et de rapidité. La bouche est petite munie de lèvres épaisses  en position terminale, elle est assez forte pour arracher les algues. La couleur de base est un brun lumineux avec des reflets bleuâtres sur les nageoires et les flancs.
Dimorphisme sexuel : Le mâle est légèrement plus grand, porte des  ocelles (Le nombre peut varier d'un sujet à un autre) de coloration clairs bordés de noir. La  nageoire anale est  plus allongée. Les  nageoires  sont bordées d'un liseré bleu ou  violacé, à l’exception de la nageoire caudale. La femelle porte aussi des ocelles mais elles sont moins marquées.
Comportement : Robuste, territorial. Il est considéré comme l'un des moins agressifs chez les cichlidés mubna. Dans la mesure du possible il est préférable de le maintenir  en bac spécifique ou avec des Cichlidés à l’attitude identique. Comme le comportement entre mâles reste correcte malgré des poursuites et des combats qui n’entraînent pas de graves conséquences. Une plantation n’est pas obligatoire, l’espèce ne touche pas aux végétaux et ne creuse pas.
Milieu : Il est préférable de  maintenir ces poissons dans des aquariums à partir de 250 litres. Cette base est valable pour un mâle et trois-quatre femelles (trois est vraiment le nombre minimal). Ils ont besoin d'espace pour la nage libre. Aussi, un 500 litres serait plus intéressant, afin de restituer le plus fidèlement le biotope. Un décor constitué d'amas rocheux  au sol et sur les parois est représentatifs de leur environnement naturel, avec du sable grossier sans oublier des racines. L’ensemble du décor doit  se prolonger si possible jusqu'à la surface de l'eau. Des territoires sont plus ou moins définis dans un bac de grande taille, ainsi chacun peut  y trouver sa place. Afin que les individus dominés puissent se réfugier il faut aménager des grottes. L'aération et le brassage de l'eau sont assurés grâce à  une bonne filtration, avec un bac à décantation, dont la pompe peut assurer facilement un débit de 3 ou 4 fois le volume de l'aquarium par heure. Les matériaux de filtration usuellement employés sont les pains de mousse bleue. Les paramètres de l'eau de conduite conviennent très bien dans la majorité des cas. Un pH supérieur à 7,5 idéal 8,0 ; et une eau dure de l’ordre de 12 à 18°dGH, bien que le pH du lac soit à 8,3 et la conductivité à  200 micros S/cm. La température, aux environs de 23-26°C, permet de bien restituer les caractéristiques du Malawi dans leurs zones de vies. Les nitrates doivent être sérieusement combattus, mais l’espèce est encore plus sensible aux variations du Ph «Iodotropheus sprengerae », y est sensible. La luminosité est importante, afin de favoriser le développement d'algues vertes consommées par les poissons. Une plantation n'est vraiment pas nécessaire elle serait même problématique dans un tel biotope. De fréquents changements d'eau aident à maintenir les nitrates dans des proportions raisonnables. Un apport d'eau neuve de 20 % par semaine est une base qu'il faudra moduler en fonction de la population.
Reproduction : C'est un incubateur buccal, maternel et polygame, comme tous les Mbuna le frai  est l'un des plus faciles à réaliser. Mais attention pendant cette courte période le(s) mâle(s) devient agressif(s) entre eux. De plus Il faut prendre en compte  que le mâle est polygame et nécessite la compagnie de plusieurs femelles (voir paragraphe milieu). Une ou deux femelles risque d'être fortement importunée et même d'en mourir, ce qui n'est évidemment pas le but recherché ici. Il faut savoir qu’il n'y a aucune formation de couple. Si une femelle est prête à pondre (environ tous les deux mois) le mâle la séduit et l'attire par une nage qui l'attire sur un lieu de ponte situé dans son territoire. Pour faciliter un frai, la température peut être portée à 25-28°C. Pour nos pensionnaires, l’endroit importe peu, puisqu'il sert seulement à la fécondation des œufs. Lorsque la femelle est prête, le mâle prend une position inclinée pour lui présenter sa nageoire anale, tout en vibrant de tout son corps en tournant lentement autour de la femelle. La phase de la ponte est particulièrement intéressante. Elle est en « T », c'est-à-dire que l'un des poissons est perpendiculaire à l'autre, tête contre la nageoire anale. La femelle est très attirée par les ocelles de la nageoire anale de son compagnon et essaie de les « gober ». Simultanément, les œufs sont pondus par la femelle et pris en bouche, en un mouvement circulaire. Tandis qu'elle tente aussi de récupérer les « œufs » de l'anale du mâle, celui-ci émet la laitance, aspirée par le système respiratoire de la femelle, qui féconde les œufs dans sa bouche. Le nombre d’œufs est très variable, entre 5 et 50 environ, maximum 60 œufs et longs de 3 mm, après une à deux heures, tout est fini. La femelle, se retire dans un coin calme de l'aquarium pour incuber. L’incubation dure 17 jours environ (selon la température de l’eau) ; ils mesurent alors environ 8 mm. Pendant toute cette période la femelle  ne sait pas nourrit ou alors parcimonieusement. Plutôt que d'isoler la femelle, pour des raisons de hiérarchie, mieux vaut la laisser dans le bac communautaire, afin qu'elle puisse conserver son rang. Les alevins ne peuvent être plus en sécurité que dans la bouche maternelle. Trois semaines après la ponte, il convient de lui faire dégorger ses alevins, lorsqu'on désire les élever. La pêche aux alevins dans l'aquarium n'est pas une solution de facilitée, la nuit est le moment le plus favorable pour sortir la femelle du bac. Une fois celle-ci capturée, la prendre en main à l'aide d'un essuie-tout humide, pour ne pas supprimer le mucus protecteur. La mâchoire inférieure est écartée tout en pressant avec le pouce sous la gorge. On éjecte ainsi les jeunes qui tombent dans un récipient contenant de l'eau. Cette méthode permet à la femelle d'être réintroduite de suite dans l'aquarium où son rang hiérarchique n'est pas perdu. Lorsqu'on laisse la femelle dans l'aquarium jusqu'à ce qu'elle libère naturellement ses jeunes, il n'est pas rare de constater, lorsque le volume du bac est suffisant que les alevins réussissent à grandir  en bac communautaire. La femelle assure la protection des jeunes durant une dizaine de jours. Puis c'est l'instinct de conservation de débrouillardise et aussi les cachettes qui leurs  permettront de survivre. Les jeunes de taille respectable, avalent goulûment les nauplies d'artémias. Par la suite, et très rapidement, leur sont offerts des tips de nourriture qui se désagrègent sous l'attaque des petites bouches. Le bac d'élevage a les mêmes caractéristiques que l'aquarium communautaire. Un bon décor constitué d'un amoncellement de roches convient parfaitement, offrant refuges et sécurité. La filtration doit être, elle aussi, relativement élevée. La taille du bac pour élever une portée est d'environ 80 litres. Les changements d'eau sont primordiaux 20 à 25% semaine pour la bonne santé des alevins, plus que le volume du bac en lui-même.
Nourriture : La nourriture carnée à base de cœur de bœuf est à proscrire, elle peut en effet engendrer une accumulation graisseuse voire une dégénérescence du foie. Un mélange fait maison, constitué de moules, de crevettes, de chair de poissons, le tout finement haché, mélangé à des petits pois puis conditionné en portions avant congélation, est impeccable. L’espèce apprécie ; les larves de moustiques, vers de vases, enchytrées, daphnies.  Certains éleveurs rajoutent une ou deux fois par semaine, une solution polyvitaminée est ajoutée à cette nourriture de base, que l'on distribue en alternance avec les nourritures spécialement conçues pour les Cichlidés, disponibles dans le commerce. Il faut faire attention de ne pas trop nourrir les poissons.
Remarque : Quand un mâle devient trop agressif, envers une femelle qui est en période d’incubation il est préférable d’enlever celui-ci. Quand vous-vous apercevez que leurs colorations deviennent plus terne c’est qu’il y a un problème, avec la qualité de l’eau ou la nourriture.
Taille : Mâle 10, femelle 8 cm. Dans leur milieu naturel, ils sont d’une taille plus petite.
Eau : pH: 7,5 à 8,5. Dureté : de 12 à 18°dGH.
Température : 23 à 26°C,  optimal 25°C.
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Iodotropheus sprengerae (Cichlidé rouille)
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