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 Metriaclima zébra marmelade ( mbuna «marbré»)

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URNAC
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MessageSujet: Metriaclima zébra marmelade ( mbuna «marbré»)   Mer 11 Déc - 4:48




Synonyme : Pseudotropheus zébra .
Historique : De la famille des Cichlidés, l'espèce souche fut décrite par Boulenger en 1899 sous Tilapia zebra. Il s'agit donc d'une vieille connaissance, dont l'apparition en Europe remonte à 1964. C'est le début d'une longue histoire d'amour, entrée dans la légende cichlidophile. Metriaclima zebra marmelade (anciennement ‘Pseudotropheus ») développe de nombreuses variétés chromatiques. Ce phénomène est appelé polychromatisme. Il existe ainsi plusieurs formes mais aussi de couleurs, autant de populations différentes difficiles à distinguer pour l'aquariophile. De nombreuses autres « espèces » du complexe portent des appellations commerciales. Ce n'est pas seulement par la couleur que ces formes diffèrent, mais aussi par la morphologie. Voilà pourquoi,  nous trouvons des noms provisoires, qui indiquent une absence de description.
Habitat : Le zébra, est un M'buna, terme qui désigne, dans le langage local  « frappeur de pierres ». Ce mot vient du fait qu'en milieu naturel, ces poissons sont perpétuellement en train de mordiller les algues couvrant les rochers. Dans la Nature, il se nourrit principalement d'algues (aufwusch) colonisant les rochers. Cependant, ces algues contiennent en leur sein une multitude de micro-organismes, larves de Copépodes et d'Ostracodes, ingérés en même temps qu'elles. Rencontré sur le littoral rocheux, il colonise le milieu jusqu'à une dizaine de mètres de profondeur en moyenne. La concentration des individus peut dépasser la douzaine au mètre carré. Poisson très attaché à son substrat, il hésite à franchir les barrières naturelles constituées par les zones sablonneuses ou plantées. Ce caractère en fait une espèce renfermant de nombreuses « populations » géographiques qui, avec d'autres espèces, forment le complexe «zebra». Il faut noter que les parties rocheuses servent de garde-manger, mais qu'elles offrent aussi de nombreux refuges.
Originaire : d'Afrique, endémique du lac Malawi. Il est réparti sur la côte Est du lac et plus précisément sur les côtes sud du Mozambique.
Description : D'une douzaine de centimètres en moyenne. Mais il n'est pas rare, dans un environnement approprié, que cette taille soit dépassée en captivité. Le corps du poisson (à la ligne latérale incomplète) est allongé, légèrement comprimé. Comme pour rehausser cette impression générale de force, une légère bosse frontale apparaît au sommet de la tête. Les dents sont bicuspides et tricuspides adaptées à une alimentation spécifique. Leurs corps présentent  des taches en forme de marbrures noires aléatoires.  Les femelles sont plus fortement tachetées  que les mâles, d’ailleurs les mâles avec l’âge deviennent plus clairs  et les taches noires ont tendance à devenir moins marquées.
Dimorphisme sexuel : Le mâle porte des ocelles très développés sur la nageoire anale en forme d’œufs. Les femelles possèdent des tâches beaucoup plus intenses en coloration et en nombres plus importants.
Comportement : Interspécifique relativement bon dès l'instant que l'aquarium répond aux besoins des espèces. Il est évident que la cohabitation  avec des poissons n'ont approprié  peut se révéler désastreuse. Aussi convient-il de ne maintenir que des poissons aux exigences similaires, d'autres M'bunas par exemple. Mais il faut faire très attention aux possibilités d'hybridation. Le comportement intra spécifique entre mâles n'est pas fameux. A moins de posséder de grands volumes, autour de 500 litres, il n'est pas conseillé d'en faire cohabiter plusieurs ensembles, car ils ont un comportement territorial très marqué. Cela entraîne de nombreuses poursuites et risques de blessures, autant pour le dominant que pour le dominé. Un mâle dominant peut s'approprier la totalité d'un bac, mais tolérer cependant la présence d'un autre mâle dès l'instant que celui-ci reste soumis. Les femelles, peu territoriales, se supportent beaucoup plus facilement. Elles vivent en groupe, constamment harcelées par les mâles. Cette agressivité relative doit être nuancée, les zébras possédant un caractère variable en fonction des individus.
Milieu : Il ne faut pas faire l'erreur de maintenir ces poissons à fort caractère dans des aquariums de moins de 300 litres. Cette base est valable pour un mâle et trois femelles. Ils ont besoin d'espace pour la nage libre. Aussi, un 500 litres serait plus intéressant, afin de restituer le plus fidèlement le biotope. Un décor constitué d'amas rocheux représentatifs de leur environnement naturel. Des territoires sont plus ou moins définis dans le bac, afin que chacun puisse y trouver sa place. Ceux-ci doivent se prolonger jusqu'à la surface de l'eau, afin que les individus dominés puissent s'y réfugier. L'aération et le brassage de l'eau sont assurés grâce à  une bonne filtration, avec un bac à décantation, dont la pompe peut assurer facilement un débit de 3 ou 4 fois le volume de l'aquarium par heure. Les matériaux de filtration usuellement employés sont les pains de mousse bleue. Les paramètres de l'eau de conduite conviennent très bien dans la majorité des cas. Un pH supérieur à 7,5 et une eau dure sont éventuellement appropriés, bien que le pH du lac soit à 8,3 et la conductivité à  200 micros S/cm. La température, aux environs de 26°C, permet de bien restituer les caractéristiques du Malawi. Les nitrates doivent être sérieusement combattus. Les zébras, comme tous les autres M’bunas, y sont relativement sensibles. La luminosité est importante, afin de favoriser le développement d'algues vertes consommées par les poissons. Une plantation n'est pas nécessaire elle serait même problématique dans un tel biotope. De fréquents changements d'eau aident à maintenir les nitrates dans des proportions raisonnables. Un apport d'eau neuve de 15% par semaine est une base qu'il faudra moduler en fonction de la population. Les poissons. Maintenus dans une eau chargée en matière azotées, ils perdent leurs couleurs, ne sont plus aussi vifs qu'auparavant et ne se reproduisent plus.
Reproduction : Le frai  est l'un des plus faciles à réaliser. Cependant, il faut prendre en compte le fait que le mâle est polygame et nécessite la compagnie de plusieurs femelles, 3 ou 4. Une seule risque d'être fortement importunée et même d'en mourir, ce qui n'est évidemment pas le but recherché. Il n'y a aucune formation de couple. Si une femelle est prête à pondre (environ tous les deux mois) le mâle la séduit et l'attire par une nage qui l'attire sur un lieu de ponte situé dans son territoire. Pour les zébras, l’endroit importe peu, puisqu'il sert seulement à la fécondation des œufs. Il s'agit généralement d'une pierre plate. Lorsque la femelle est prête, le mâle prend une position inclinée pour lui présenter sa nageoire anale, tout en vibrant de tout son corps en tournant lentement autour de la femelle. La phase de la ponte est particulièrement intéressante. Elle est en « T », c'est-à-dire que l'un des poissons est perpendiculaire à l'autre, tête contre la nageoire anale. La femelle est très attirée par les ocelles de la nageoire anale de son compagnon et essaie de les « gober ». Simultanément, les œufs sont pondus par la femelle et pris en bouche, en un mouvement circulaire. Tandis qu'elle tente aussi de récupérer les « œufs » de l'anale du mâle, celui-ci émet la laitance, aspirée par le système respiratoire de la femelle, qui féconde les œufs dans sa bouche. Le nombre d’œufs n'est pas très important, entre 20 et 30 environ; ils sont de couleurs jaune et longs de 3 à 4 mm Après une à deux heures, tout est fini. La femelle, se retire dans un coin calme de l'aquarium pour incuber. L’incubation dure entre 18 et 21 jours (selon la température de l’eau), période durant laquelle elle ne se nourrit pas ou parcimonieusement. Plutôt que d'isoler la femelle, pour des raisons de hiérarchie, mieux vaut la laisser dans le bac communautaire, afin qu'elle puisse conserver son rang. Les alevins ne peuvent être plus en sécurité que dans la bouche maternelle. Trois semaines après la ponte, il convient de lui faire dégorger ses alevins, lorsqu'on désire les élever. La pêche aux alevins dans l'aquarium n'est pas une partie de plaisir, la nuit est le moment le plus favorable pour sortir la femelle du bac. Une fois celle-ci capturée, la prendre en main à l'aide d'un essuie-tout humide, pour ne pas supprimer le mucus protecteur. La mâchoire inférieure est écartée tout en pressant avec le pouce sous la gorge. On éjecte ainsi les jeunes qui tombent dans un récipient contenant de l'eau. Cette méthode permet à la femelle d'être réintroduite de suite dans l'aquarium où son rang hiérarchique n'est pas perdu. Lorsqu'on laisse la femelle dans l'aquarium, jusqu'à ce qu'elle libère naturellement ses jeunes, il n'est pas rare de constater que certains arrivent malgré tout à grandir en bac communautaire. C'est l'instinct de conservation et la débrouillardise et ainsi que les cachettes qui leur permettent de survivre. Les jeunes sont de taille respectable, avoisinant un bon centimètre. Ils avalent goulûment les nauplies d'artémias. Par la suite, et très rapidement, leur sont offerts des tips de nourriture qui se désagrègent sous l'attaque des petites bouches. Le bac d'élevage a les mêmes caractéristiques que l'aquarium communautaire. Un bon décor constitué d'un amoncellement de roches convient parfaitement, offrant refuges et sécurité. La filtration doit être, elle aussi, relativement élevée. La taille du bac pour élever une portée est d'environ 80 litres. Les changements d'eau sont primordiaux 20 à 25% semaine pour la bonne santé des alevins, plus que le volume du bac en lui-même. Pseudotropheus zébra a un gros défaut, il est très prolifique, et rapidement les aquariums sont saturés de ces merveilleux poissons. La croissance est rapide. Leur taille, en effet, double en deux semaines. Par la suite, ils grandissent d'un centimètre par mois. La maturité sexuelle est atteinte vers le huitième mois. Maintenus en groupe, dans un volume restreint, ils ne posent pas vraiment de problèmes de cohabitation.
Nourriture : Il convient donc de restituer le plus fidèlement possible la portion végétale dans le régime alimentaire de ces poissons. Les paillettes usuellement commercialisées, étudiées pour les poissons végétariens, constituent une bonne solution pour y remédier; il convient de ne pas la négliger. Un appoint de laitue pochée ou d'épinards est cependant la bienvenue. La nourriture carnée à base de cœur de bœuf est à proscrire, elle peut en effet engendrer une accumulation graisseuse voire une dégénérescence du foie. Un mélange fait maison, constitué de moules, de crevettes, de chair de poissons, le tout finement haché, mélangé à des petits pois puis conditionné en portions avant congélation, est impeccable. Une ou deux fois par semaine, une solution polyvitaminée est ajoutée à cette nourriture de base, que l'on distribue en alternance avec les nourritures spécialement conçues pour les Cichlidés, disponibles dans le commerce. Il faut faire attention de ne pas trop nourrir les poissons.
Remarques : Metriaclima zébra est un poisson ayant une bonne endurance. Cependant, son comportement querelleur favorise toutes sortes de plaies et blessures. Pour éviter que les zébras ne s'abîment en prenant la fuite, il faut faire attention à ne pas introduire d'éléments de décoration abrasifs, susceptibles de blesser les poissons.
Taille : Mâle, femelle 12 cm.
Eau : pH: 7,5 à 8,5.Dureté : de 10 à 18°dGH.
Température : 22 à 28°C,  optimal 26°C.
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Metriaclima zébra marmelade ( mbuna «marbré»)
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