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 Celestichthys margaritatus (poisson céleste orné de perles)

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MessageSujet: Celestichthys margaritatus (poisson céleste orné de perles)   Sam 25 Jan - 6:17


Photo /http://estalens.fr
 
Synonymes : Danio margaritatus, celestichthys margaritatus, Microrasbora  Galaxy.
Historique : La première découverte  date de 2006, Tyson  Roberts du Smithsonian Tropical Research Institute publié sa description  en 2007, et créa un nouveau genre, dénommée «  Celestichthys margaritatus » car, il semblait trop éloignée des autres membres du genre Danio. Mais comme toujours, une bataille s’engagea entre ichtyologistes et après des contradictions sur les résultats des recherches en 2008, il refait son apparition dans le genre danio et  se renomme « Danio margaritatus ». L’exportation débute dans les mêmes années en Asie grâce à  Mr Kampol Udomritthuiruj  (Exportateur Thaïlandais), puis en Europe.
Habitat : L’espèce séjourne en altitude au environ des  1 000 mètres, pas très éloigné de la ville de  Hopong. Qui se situe à quelques dizaines de kilomètres de la ville de Taunggyi, capitale de l'État de Shan, au Myanmar.  Une zone de montagnes et de prairies vallonnées, parsemées de nombreux étangs peux profonds de 30 cm en moyenne  qui sont alimentés en continus  par des eaux souterraines, mais aussi le trop plein des cours d’eaux.  La végétation aquatique est très présente, une plante similaire à « l’Elodea » occupe une grande place, le fond est partiellement couvert de sable fin.  L’eau est  claire, les paramètres physico-chimiques sont ; une eau légèrement alcaline avec un Ph de 7,3 ; une Dureté de 7°Dgh ; une conductivité qui avoisine les 230 µs/cm, la température oscille entre 22 et 24°C.  En hiver, dans les zones de montagne, l’air est froid le soir et la nuit (entre 5°C et 15°C).
Originaire : Myanmar ; bassin de  Salouen, mais aussi le plateau de Shan, avec le bassin de la rivière Salwen à l’Est Du lac Inle (altitude  884 mètres), situé dans les montagnes de l'État Shan, dans l'est de du Myanmar. Nord-ouest de la Thaïlande près de la frontière avec  le Myanmar.
Description : Le corps est fuselé, le mâle possède une robe d’un bleu-nuit parsemées de points jaune, ovoïdes sur les flancs. Le ventre, est d’un rouge intense. Les nageoires pelviennes, l’anale et  la dorsale sont parcourues par deux bandes noires entouré par un rouge nettement  marqué. Les nageoires pectorales sont presque incolores. La nageoire caudale est séparée en deux parties avec de chaque côté deux bandes entourant un trait rouge avec au milieu de la nageoire une transparence rougeâtre. La femelle est légèrement moins attrayante, avec un corps moins haut à dominance jaunâtre et bleu-nuit. Les petites tâches qui constellent ses flancs ne sont pas aussi lumineuses que le mâle. Les  nageoires sont aussi moins colorés, la couleur orange est nettement moins prononcé, les pelviennes sont translucides.
Dimorphisme sexuel : Le mâle présente un corps plus concave et plus svelte que la femelle, il est plus coloré, avec une robe bleu-nuit parsemées de points jaune. La femelle possède un corps plus jaunâtre, mais aussi une coloration bleu-nuit. Les nageoires sont moins colorées, surtout les pelviennes qui sont incolores. Les femelles développent une tache embryonnaire au moment du frai.
Comportement : Grégaire, timide, robuste, toujours en mouvement. Il préfère évoluer avec des espèces très paisibles.  Dans un groupe une sorte de hiérarchie s’opère et souvent des altercations sont visibles entre mâles qui se tournent autour dans une position de tête-bêche, toutes nageoires déployées et en se donnant des coups de nageoire caudale. Quand un couple se forme c'est généralement pour la vie.
Milieu : Bon nageur le volume du bac ne doit pas être inférieur à 50 litres, certains n’hésite pas à le placer dans un volume plus restreint, mais je pense qu’un petite volume n’est pas l’idéal pour un bonne épanouissement. Grégaire et timide, il est nettement préférable qu’il évolue en banc important, une petite vingtaine au minimum est donc  souhaitable.  Le sol sera de préférence sombre avec une granulométrie de 2 à 3 mm. La végétation est beaucoup plus présente que  pour les autres espèces de Danio, ici ; Egeria densa, Ceratophyllum demersum sont les végétaux les mieux adaptées avec une mousse comme ; Vesicularia dubayana, seul l’avant plan est laissé libre. En plantes flottantes le choix peut se porter sur ; Riccia fluitans, Azolla filiculoides. Le décor est composé de racines, de tiges de bambou, éventuellement une noix de coco (il est important que cette espèce se sente en sécurité). Il n'est pas exigeant sur les paramètres de l'eau de nos conduites, cependant sa préférence  se porte sur  une eau légèrement basique  pH 7,3 mais supporte sans problème un Ph de 6.9 à 7,5 ; une Dureté minimale de 5°Dgh et 9°Dgh maximale. La température de l’eau  entre 15°C et 24°C. Sa seule exigence est sur le renouvellement de celle-ci, environ 25 à 30 % semaine car il ne se sent pas à l'aise dans une eau vieillie. La  filtration n’a pas besoin d’être puissante bien au contraire, prévoir un maximum de 2 fois le volume par heure, pour  assurer une eau limpide et propre. L'entretien régulier des masses filtrantes est assuré toutes les 4 semaines. L'éclairage ne doit pas être trop puissant pour cela utiliser les plantes flottantes.
Reproduction : Il existe plusieurs méthodes pour obtenir des naissances, mais seulement deux sont mises en œuvres quotidiennement  avec des résultats optimaux.  Mais dans tous les cas, il est important de distribuer aux futurs géniteurs, plusieurs semaines avant, une nourriture de qualité et abondante (proies vivantes, nauplies d’artémias, petites daphnies).

1) méthode dite semi naturelle :
 Les meilleurs résultats sont obtenus en bac spécifique de ponte, d'un volume approximative de 15 litres au minimum, à faible hauteur d'eau (15-20 cm).  Placé de manière à bénéficier des quelques rayons matinaux du soleil. L'eau provient du bac d'ensemble, les paramètres physico-chimiques ne sont pas contraignants ; pH à partir de 7,0 l’idéal est 7, 3 ; Dureté 6-8°dGH, température  de  21 à 24°C. Un petit exhausteur permet de filtrer et d’aérer le milieu. Des billes de verres ou d’argiles recouvrent le fond de la cuve, dessus est rajouté un grillage au maillage très fin (3mm), laissant les œufs minuscules passer au travers et ainsi soustraire ceux-ci à la voracité des parents. Puis terminer par une couche de mousse de Java ou une autre plante aux feuillages très fins, de 8 à 10 cm d'épaisseur. Les végétaux sont maintenus à l’aide d’un fil de nylon ou autre sur le grillage. L'ensemble est éclairé  12 heures/ jour. Ne pas oublier de placer un couvercle, pour empêcher d’éventuels sauts hors de l'eau (respecter une hauteur d'une dizaine de centimètre, entre la surface de l'eau et le couvercle). La maturité sexuelle est atteinte vers l'âge de 3 mois, puis sélectionner 3 couples. Les femelles doivent être pleines, elles sont introduites 24 à 48 heures avant les mâles afin qu'elles s’habituent au nouveau bac et pour éviter tous stress. Les mâles étant introduit le soir, après l'extinction de l'éclairage, les premières parades seront stimulées par les premières lueurs de l'aube.  Tout d'abord, les mâles se querellent, des chasses incessantes se produisent. Puis le mâle le plus fort choisi sa partenaire et ainsi de suite et tout redevient plus calme. Les mâles ainsi libérés de cette aventure chevaleresque, s'occupent de leurs femelles en  les pourchassent sans relâche. La parade commence par une nage et une présentation de séduction. Le mâle prend alors une position oblique typique, se positionnent en sens inverse, toutes nageoires déployées et se place en dessous de sa compagne, puis  lui taponne l’abdomen du bout de sa bouche.  Cette pratique, doit normalement inciter  la femelle à suivre son compagnon sur le site de ponte.  Mais celle-ci harassée par cette parade, cherche le plus souvent à se réfugier derrière ou dans la végétation, pendant quelque minutes avant de refaire une apparition. Enfin satisfaite de l'intérêt que lui porte son compagnon, elle se rapproche de lui et tous deux se retrouvent réunis dans un tourbillon, juste sous la surface et à proximité des plantes. Les partenaires adoptent la position courbée caractéristique en forme de U. Tout en frémissants de tous leurs corps, dans un état de paroxysme, les partenaires se séparent, la femelle libère aussitôt par saccade ses œufs fécondés. Environ une douzaine quelques fois plus mais très rarement, translucides avec un tout petit point jaune  au centre, d’une taille de 1,0 à 1,3 mm (la femelle pond un  peu,  tous les jours), pour un total émis avoisinant les 80 œufs sur une semaine. Dès que le frai est terminé (ne pas dépasser 7 jours), pour empêcher que les parents ne dévorent des œufs il faut enlever les couples pour les replacer dans le bac de maintenance. Les œufs éclosent au bout de 3 jours à la température de 24°C et 5 jours à 21°C. Cette méthode donne de bons résultats, mais demande une attention particulière. Une autre méthode est aussi employée, elle est plus simple et permet surtout d’augmenter la survie des jeunes.

2) méthode dite artificielle :
Il est nécessaire de disposer d’une cuve plus grande 40 litres environ. Car les futurs géniteurs sont placés dans un autre aquarium beaucoup plus petit,  15 litres, avec un fond grillagé très fin (3mm). Celui-ci sera suspendu, à quelques centimètres du sol  dans le grand aquarium.  Comme dans l’autre méthode, ne pas oublier la végétation, de la mousse de Java (uniquement dans le bac parental) et un petit exhausteur et chauffage. Comme les œufs ne collent presque pas, ils passent à travers la mousse de Java et des mailles du grillage. A l’aide d’une pipette et d’une lampe torche frontal pour les apercevoir,  Il est alors possible  de les transférer dans un autre aquarium, ou ils seront  en sécurités.  À la naissance la larve ne dépasse pas 3 mm, elle reste fixée à tous les supports possibles. Il faut encore patienter 3 jours, le temps nécessaire à la résorption du sac vitellin. Le sac résorbé, l'alevin atteint la nage libre et part à la recherche de la nourriture, et se regroupent souvent près de la surface en quête de (plancton de mare, infusoires) le Ceratophyllum demersum est une plante, qui héberges des infusoires. A ce moment crucial de leur vie, il ne faut jamais que l'aliment  ne vienne à manquer. De plus, elle doit être d'une taille adaptée. Trois  jours plus tard  il faut commencer à leurs distribuer des anguillules de vinaigre, puis 4 jours après des nauplies d'artémias fraîchement écloses, nauplies de cyclops et passage a de l’aliment fin. La croissance est  rapide mais irrégulière. Il faut toujours garder pendant cette période un œil sur l'hygiène du bac, siphonage des déchets et changement d'eau (attention à la température) sont à effectuer tous les jours (10-15 %), avec précautions dans les premiers temps.  Au bout de deux mois ils commencent à ressembler à leurs parents. A trois mois se sont des jeunes adultes.
Nourriture : Nettement insectivore dans son milieu naturel. En captivité il lui faut un apport régulier soit en frais ou congelés,  tel que des Artémias,  krill, vers de vase, mysis (larves de crevettes), chair de moule, de crevette. En complément,  une partie végétale algues (spiruline), épinards hachés, et les aliments en flocons ou lyophilisés.
Remarques : Ne chauffez pas trop le bac, Il vivra  mieux et plus longtemps. Au-delà de 26°C sa durée de vie est limitée.
Particularité : Sensibles à l'Oodinium.
Taille : Mâle, femelle 2 ,5 cm.
Eau : pH: 6,9 à 7,5, optimal 7,3 ; Dureté : de 6 à 10°dGH, optimal 7°Dgh.
Température : 15 à 24°C,  optimal 21-23°C. Supporte très mal les fluctuations rapides, de température.
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Celestichthys margaritatus (poisson céleste orné de perles)
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