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 Hoplosternum littorale (Callichthys argile)

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URNAC
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MessageSujet: Hoplosternum littorale (Callichthys argile)   Lun 21 Avr - 1:49



Synonymes : Callichthys laevigatus, Callichthys littoralis, Callichthys subulatus, Hoplosternum laevigatum, Hoplosternum stevardii.
Historique : L’espèce a été décrite pour la première fois en 1828, par Hancock. Gill en 1858, en détermina le genre.
Habitat : Hoplosternum littorale comme Hoplosternum thoracatum et Callichthys callichthys, fréquente essentiellement les savanes inondées et les marais hypoxiques, mais il est possible de l’observer plus à l’intérieur des terres, dans des zones comme des criques ou le courant est fort.
Originaire : Amérique du sud ; son aire de répartition est vaste elle s'étend de Trinidad au Paraguay.
Description : Hoplosternum littorale, est un Silure de la famille des Callichtyidés, sa taille est de 23 cm. Son  corps est pourvu de deux rangées de plaques osseuses, une véritable cuirasse. Il possède de très petits yeux. La tête est aplatie, légèrement arrondie et munie de deux paires de magnifiques barbillons. Deux sont attachés au coin de la lèvre inférieure et dirigés horizontalement : entre ceux-ci passent les deux autres qui, eux, sont fixés à la lèvre supérieure et dirigés vers le bas. la coloration des adultes n’est pas très attrayante, à l’inverse des jeunes, sa robe est d’un jaune grise argile.
Dimorphisme sexuel : Le mâle est légèrement plus gros que la femelle. Le premier rayon de la nageoire pectorale du mâle est teintée d’orange, est plus développé et transformé  en une puissante épine osseuse hérissée de petites dents.
Comportement : Ce poisson demande un aquarium d’un volume de 150 litres. Il est pacifique et n'attaque en aucun cas les autres espèces d’un  bac communautaire, sauf en période de frai ou il devient très territorial.  Comme son cousin le  Corydoras, il vit  au niveau du sol en remontant à la surface toutes les 10 minutes pour y prendre une bulle d’air. Il est omnivore, il mange de la nourriture vivant mais il se contente de nourriture sèche.
Milieu : Il est préférable de placer l’espèce dans un  aquarium, à partir de 150 litres, avec une eau claire et propre grâce à une bonne filtration. C'est une espèce qui n'apprécie pas  une eau trop chaude, dans son habitat naturel il vit à des températures variant entre 18°C et 26°C maximum, tout dépend du lieu où il a été prélevé, 22-23°C semble un bon compromis. Prévoir une bonne surface au sol, leurs laissant assez de place, pour qu'ils puissent fouiller le substrat  meuble et épais, en  sable fin de Loire. Pas de quartz, il blesse les barbillons, et des infections par les bactéries accumulées dans le substrat est toujours à craindre.  Une végétation imposante, sur le fond et les côtés. Des cachettes constituées de  racines, pierres. L'intensité lumineuse du bac ne doit pas être puissante, elle peut être atténuée par des plantes flottantes. 
ReproductionLa maturité sexuelle est atteinte à  une taille d’environ 8 cm et les sujets  âgés de 6-7mois. Comme d’habitude avant de commencer une reproduction une bonne nourriture leurs est  distribuées et plus particulièrement ; quelques enchytrées, du cœur de bœuf et des lombrics. Il est  alors préférable de placer un couple  dans un aquarium spécifique à  partir de 100 litres d’eau vieillie.  Plusieurs racines et des tronçons de tube en pvc sont introduits, cela peut servir d’abris à la femelle. Un ou plusieurs nénuphars plantés dans pot, de la riccia, ainsi que de la tourbe filandreuse pour un support de ponte. Une autre solution consiste à remplacer les végétaux par une plaque qui flotte à la surface de l’eau, enveloppé par un plastique sombre. Cette méthode donne des bons résultats mais la perte en œufs est beaucoup plus importante.  Prévoir un éclairage léger et une filtration de 1 fois ½ à 2 fois le volume par heure. Ici pas de sable le sol est nue, par contre il faut disposer l’aquarium sur une surface sombre. Les paramètres physico-chimiques devront être ajustés pour  s’approcher,  dans une fourchette de valeurs entre 5.8 et 6.5 ; kH 4° à 5°.  La température est fixée entre 26 et 27°C, après un séjour à des températures plus basses  vers 21-22°C, dû à des changements d’eau plus froide. Des reproductions sont réalisés par plusieurs amateurs avec un Ph de 6.8 une Dureté de 4°dGH et une  température comme indiqué précédemment. En règle générale le frai se déclenche rapidement, dans les 72 heures après l’introduction des deux partenaires. Ont remarques souvent une activité plus importante du couple, qui est à la recherche d’un futur site de ponte, les poursuites ne sont pas rare entre les deux protagonistes. Le mâle construit  le nid ou les nids de bulles qui sont de taille imposante, 20 cm de diamètre sur une épaisseur de 10 cm, sous le feuillage des plantes en surface. Le mâle happe une grosse quantité d’air en surface et la rejette sous la feuille, il effectue cette opération plusieurs fois. Dans un premier temps cela ressemble plus  à des grosses bulles d’air plaquées. Mais à l’approche du frai le mâle, se met se met à diviser cet air en une couche unique de bulles. Pour cela, il adopte une position "ventre en l'air", passe sur la masse d'air et, il divise le tout en un tapis de bulles. En plus s’il dispose de brindilles comme de la tourbe et de la riccia, il incorpora c’est composants au sein du nid de bulles. L’opération n’est pas anodine,  elle permet  de stabiliser le nid et la perte en œufs est nettement moins importante.  Cette opération ne mobilise que le mâle et pour une durée limitée, de plus celui-ci ne prodigue aucun soin aux alevins qui mèneront une vie benthique dès le 2 e jour après l’éclosion.  Le frai se situe souvent entre 9H00 et 13H00, période pendant laquelle 80 % des pontes ont lieu. Comme un signal la femelle viens presser  la région génito-anale du mâle, par pression elle provoque l’expulsion du sperme qu’elle recueille en bouche. Puis transfert la laitance directement dans le nid de bulles. Puis elle fait des passages  sous le nid ventre en l’air et expulse  quelques œufs, malheureusement de nombreux œufs malgré qu’ils sont adhésifs,  mais plus lourd que l’eau retomberont  sur le sol (environ 50 à 65% sans  végétaux, avec végétaux  20-25%). Quand la ponte est terminer il faut mieux retirer la femelle, pendant encore deux jours le mâle continuera à consolider le nid  et interdira tout intrus sur son territoire, passer ce délai il faut retirer le mâle. On peut distinguer deux jours après la ponte que les œufs d’un diamètre de 1.4mm deviennes brunâtres, le lendemain on aperçoit les yeux ainsi que l’embryon qui se retourne à l’intérieur de l’œuf. L’éclosion commence le lendemain soit 4 jours après la ponte elle s’étalonnera encore pendant 3 jours. Les œufs sont très sensibles aux infusoires pendant les deux premiers jours. Après l’enveloppe devient plus résistante donc moins vulnérable. Au moment de l’éclosion les alevins sortent vraiment d’une coquille, laissant derrière eux une enveloppe vide, ils mesurent entre 3 et 4 mm, dont les 2/3 représentent la queue, ils possèdent des nageoires pectorales déjà bien développées ainsi que leurs 4 barbillons.  Le sac vitellin du jeune alevin est résorbé très vite. La nourriture de départ  la plus adaptée est le micro-vers. Comme les alevins recherchent leurs nourritures directement au sol il est donc impératif que le bac de reproduction ne contienne pas de sable. Puis passage à des aliments plus consistants comme  des tubifex, larves de moustiques, mais aussi crevettes et cœur de bœuf haché finement, un apport d’épinards régulier complète l’alimentation (l’aliment non consommé devra être siphonné). Avec une nourriture adaptée les alevins se développent très rapidement, puisque deux mois plus tard ils atteindront  les 4 cm.  Au stade juvénile, le patron de coloration est différent des adultes.
Nourriture : Crevettes, cœur de bœuf, vers de terre, loche, tubifex, divers légumes verts au préalablement blanchies. Mais aussi des comprimés.
Remarques : L’Hoplosternum  ne présente qu’un seul cycle de croissance annuel à la différence d’autres poissons. Un fort dépôt d’os spongieux apparaît chez le mâle à la fin de chaque grande saison sèche. Ce caractère sexuel est  secondaire et spécifique à l’espèce il facilite l’estimation de l’âge de l’individu contrairement aux femelles pour lesquelles la lecture est plus complexe. L’espèce a une croissance très rapide puisqu’à un an, le poisson ne grandit pratiquement plus.sa longévité est courte en milieu naturel elle ne dépasse pas les 3 à 4 ans. Elle présente une fécondité élevée, dans son habitat naturel une femelle d’un poids de 200 grammes peut pondre  jusqu’à  100 000 œufs en 14 pontes, au cours d’une saison de reproduction s’étendant de  décembre à mai. Pendant toute sa vie émettra environ 300.000 œufs soit 50. 000 par an. La saison de reproduction la plus favorable  coïncide avec la saison des pluies, mais des reproductions en périodes intermédiaires n’est pas rare, mais nettement moins importantes. Les tubes pvc qui au départ devait servir de refuge pour la femelle, serviront pour les alevins car ceux-ci ne supportent pas une lumière trop forte.
Particularités : L’espèce est limniphage, lorsque  certains cours d’eaux s’assèchent pendant la saison sèche, celui-ci s’enfonce dans la vase à une profondeur de 15 à 25 cm et y reste jusqu’aux premières pluies.  Charognard microphage.
Taille : Mâle, femelle 23 cm.
Eau : pH: 5.7 à 8. Dureté : de 3 à 25°dGH, optimal 7-10°dGH.
Température : 18 à 26°C,  optimal 22-23°C.
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Hoplosternum littorale (Callichthys argile)
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