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 Lethoplosternum pectorale (Silure poivre et sel)

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URNAC
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MessageSujet: Lethoplosternum pectorale (Silure poivre et sel)   Ven 2 Mai - 6:10

Synonymes : Callichthys pectoralis, Hoplosternum magadalenae, Hoplosternum pectoralis.
Historique : L’espèce a été décrite pour la première fois en 1895, par Boulenger.  En  1996,  le Professeur de zoologie Roberto E.Reis, originaire du Brésil a  entièrement révisé cette famille et érigé un nouveau genre  à partir de « pectorale ».
Habitat : Lethoplosternum pectorale, fréquente essentiellement les fonds vaseux et les rivières lentes, les ruisseaux, les canaux latéraux, les étangs, les marais, les cours d'eau.
Originaire : Amérique du sud ; son aire de répartition est vaste bassin du fleuve Paraguay: l'Argentine, le Brésil et le Paraguay.
Description : Poisson à l’allure primitive «  Lethoplosternum  pectorale », est un Silure de la famille des Callichtyidés, sa taille maximale est de 12 cm. Son  corps est pourvu de deux rangées de plaques osseuses, une véritable cuirasse. Il possède de très petits yeux. La tête est aplatie, légèrement arrondie et munie de deux paires de magnifiques barbillons. Deux sont attachés au coin de la lèvre inférieure et dirigés horizontalement : entre ceux-ci passent les deux autres qui, eux, sont fixés à la lèvre supérieure et dirigés vers le bas. La coloration  varie du brun très clair au brun foncé avec des ponctuations noirâtres. Sa nageoire caudale est de forme arrondie.
Dimorphisme sexuel : Le mâle est légèrement plus grand que la femelle. Le premier rayon de la nageoire pectorale du mâle en période de frai est teinté d’un rouge-orangé, plus développé et transformé  en une puissante épine osseuse hérissée de petites dents.
Comportement : Ce poisson demande un aquarium d’un volume de 150 litres. Il est pacifique et n'attaque en aucun cas les autres espèces d’un  bac communautaire, sauf en période de frai ou il devient très territorial. Malgré ce petit handicape, si la surface au sol est importante plusieurs  sujets peuvent cohabiter ensembles.  Comme son cousin le  Corydoras, il vit  au niveau du sol en remontant à la surface toutes les 10 minutes pour y prendre une bulle d’air.
Milieu : Il est préférable de placer l’espèce dans un  aquarium, à partir de 150 litres, avec une eau claire et propre grâce à une bonne filtration. C'est une espèce qui n'apprécie pas  une eau trop chaude, dans son habitat naturel il vit à des températures variant entre 18°C et 23°C maximum, tout dépend du lieu où il a été prélevé, 20-22°C semble un bon compromis. L'espèce s'adapte aux différents paramètres de l'eau; pH 5,8 à 7,5 maximum et une Dureté de 3 à 25°dGH, il est préférable de le maintenir dans une Dureté inférieure à 11°dGH. Une bonne surface au sol est indispensable, pour qu'ils puissent fouiller un substrat  meuble et épais, en  sable fin de Loire. Pas de quartz, il blesse les barbillons, et des infections par les bactéries accumulées dans le substrat est toujours à craindre.  Une végétation imposante, sur le fond et les côtés. Des cachettes constituées de  racines, pierres. L'intensité lumineuse du bac ne doit pas être puissante, elle peut être atténuée par des plantes flottantes aux grandes feuilles. 
Reproduction : La maturité sexuelle est atteinte à  une taille d’environ 8 cm ± avec des  sujets  âgés de 6-7mois. Comme d’habitude avant de commencer une reproduction une bonne nourriture leurs est  distribuées et plus particulièrement ; quelques enchytrées, du cœur de bœuf et des lombrics. Il est  alors préférable de placer un couple dans un aquarium spécifique, avec  une hauteur d’eau faible une vingtaine de cm, un volume de 80-100 litres d’eau vieillie.  Plusieurs racines et des tronçons de tube en pvc sont introduits, cela peut servir d’abris à la femelle. Un ou plusieurs nénuphars plantés dans pot, de la riccia, ainsi que de la tourbe filandreuse pour un support de ponte. Une autre solution consiste à remplacer les végétaux par une plaque qui flotte à la surface de l’eau, enveloppé par un plastique sombre. Cette méthode donne des bons résultats mais la perte en œufs est beaucoup plus importante.  Prévoir un éclairage léger et une filtration de 1 fois ½ à 2 fois le volume par heure. Ici pas de sable le sol est nue, par contre il faut disposer l’aquarium sur une surface sombre. Les paramètres physico-chimiques devront être ajustés pour  s’approcher,  dans une fourchette de valeurs entre 5.8 et 6.5 ; kH 4° à 5°.  La température est fixée entre 26 et 28°C, après un séjour à des températures plus basses  vers 21-22°C, dû à des changements d’eau plus froide. En règle générale le frai se déclenche rapidement, dans les 72 heures après l’introduction des deux partenaires. Ont remarques souvent une activité plus importante du couple, qui est à la recherche d’un futur site de ponte, les poursuites ne sont pas rare entre les deux protagonistes. Le mâle construit  le nid ou les nids de bulles qui sont de taille imposante, 15 cm de diamètre sur une épaisseur de 8 cm, sous le feuillage des plantes en surface. Le mâle happe une grosse quantité d’air en surface et la rejette sous la feuille, il effectue cette opération plusieurs fois. Dans un premier temps cela ressemble plus  à des grosses bulles d’air plaquées. Mais à l’approche du frai le mâle, se met se met à diviser cet air en une couche unique de bulles. Pour cela, il adopte une position "ventre en l'air", passe sur la masse d'air et, il divise le tout en un tapis de bulles. En plus s’il dispose de brindilles comme de la tourbe et de la riccia, il incorpora c’est composants au sein du nid de bulles. L’opération n’est pas anodine,  elle permet  de stabiliser le nid et la perte en œufs est nettement moins importante.  Cette opération ne mobilise que le mâle et pour une durée limitée, de plus celui-ci ne prodigue aucun soin aux alevins qui mèneront une vie benthique dès le 2 e jour après l’éclosion.  Le frai débute souvent en milieu de matinée pour se terminer en tout début d’après-midi, période pendant laquelle 80 % des pontes ont lieu. Comme un signal, le mâle avec l’aide de ses nageoires enlace sa partenaire et viens presser  la région abdominale de la femelle, par cette pression il provoque l’expulsion du sperme qui inonde la poche remplie d’œufs. Puis la femelle fait de nombreux passages  sous le nid ventre en l’air et expulse  quelques œufs, malheureusement de nombreux œufs malgré qu’ils sont adhésifs,  mais plus lourd que l’eau retomberont  sur le sol (environ 50 à 65% sans  végétaux, avec végétaux  20-25%). Quand la ponte est terminer il faut mieux retirer la femelle, pendant encore deux jours le mâle continuera à consolider le nid  et interdira tout intrus sur son territoire, passer ce délai il faut retirer le mâle. On peut distinguer deux jours après la ponte que les œufs d’un diamètre de 1.2mm deviennes brunâtres, le lendemain on aperçoit les yeux ainsi que l’embryon qui se retourne à l’intérieur de l’œuf. L’éclosion commence le lendemain soit 4 jours après la ponte elle s’étalonnera encore pendant 3 jours. Les œufs sont très sensibles aux infusoires pendant les deux premiers jours. Après l’enveloppe devient plus résistante donc moins vulnérable. Au moment de l’éclosion les alevins sortent vraiment d’une coquille, laissant derrière eux une enveloppe vide, ils mesurent  3  mm, dont les 2/3 représentent la queue, ils possèdent des nageoires pectorales déjà bien développées ainsi que leurs 4 barbillons.  Le sac vitellin du jeune alevin est résorbé très vite. La nourriture de départ  la plus adaptée est l’absorption d’algues puis les micro-vers. Comme les alevins recherchent leurs nourritures directement au sol il est donc impératif que le bac de reproduction ne contienne pas de sable. Puis passage à des aliments plus consistants comme  des tubifex, larves de moustiques, mais aussi crevettes et cœur de bœuf haché finement, un apport d’épinards régulier complète l’alimentation (l’aliment non consommé devra être siphonné). Avec une nourriture adaptée les alevins se développent très rapidement, puisque deux mois plus tard ils atteindront presque les 3,5 cm.
Nourriture : Détritivore, Charognard et microphage dans son milieu naturel. En captivité, il mange des aliments hachés ; Crevettes, cœur de bœuf, vers de terre, loche, tubifex. Sans oublier des végétaux ; algues, divers légumes verts au préalablement blanchies. Mais aussi des comprimés.
Remarques : L’espèce a une croissance très rapide puisqu’à un an, le poisson ne grandit pratiquement plus. La saison de reproduction la plus favorable  coïncide avec la saison des pluies, mais des reproductions en périodes intermédiaires n’est pas rare, mais nettement moins importantes. Les tubes pvc qui au départ devait servir de refuge pour la femelle, serviront pour les alevins car ceux-ci ne supportent pas une lumière trop forte.
Particularités : L’espèce est limniphage, lorsque  certains cours d’eaux s’assèchent pendant la saison sèche, celui-ci s’enfonce dans la vase à une profondeur de 15 à 25 cm et y reste jusqu’aux premières pluies.  
Taille : Mâle, femelle 12 cm.
Eau : pH: 5.8 à 7,5. Dureté : de 3 à 25°dGH, optimal 7-11°dGH.
Température : 18 à 23°C,  optimal 20-22°C.
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Lethoplosternum pectorale (Silure poivre et sel)
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