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  savoir tout sur les Porte-épées ( xiphos variés )

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URNAC
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MessageSujet: savoir tout sur les Porte-épées ( xiphos variés )   Mer 25 Aoû - 0:23


Photo /http://estalens.fr
 
Synonymes : Mollienisia helleri, Xiphophorus jalapae, Xiphophorus rachovii, Xiphophorus stria-gatus, Xiphophorus brevis, Xiphophorus helleri helleri, Xiphophorus helleri brevis, Xiphophorus helleri striagatus.
Originaire : Amérique centrale et pour être plus précis entre le 12ème et le 26ème degré de latitude  nord.
Dimorphisme sexuel : Une nageoire du mâle s'est transformée en un organe sexuel nommé gonopode. Cela lui permet d'introduire ses spermatozoïdes dans l'oviducte de la femelle, où ces derniers vivront longtemps. En effet, une femelle peut avoir plusieurs portées après un seul rapport, sans rencontrer de mâle! On la reconnaît à son embonpoint (lorsqu’elle est gravide), ainsi qu'à sa nageoire anale, triangulaire quand elle est déployée. Les mâles sont plus petits que les femelles. Les plus grandes espèces ne dépassent pas les 15 cm de long.
Comportement  et maintenance : Paisible tendance au cannibalisme convient bien pour un aquarium communautaire. Il ne faut en aucun cas introduire plus de mâles que de femelles dans un aquarium d'ensemble. Ceci est parfaitement vrai. Si le comportement interspécifique ne pose pas de problème, par contre, le comportement intraspécifique répond à des exigences dont il faut tenir compte, sous peine de cruelles déceptions! Ainsi, on n'introduit jamais un couple seul dans un bac d'ensemble. La femelle subirait les assauts permanents et effrénés de son compagnon. Saccades gonopodiales et parades répétées ont vite raison de la malheureuse, qui dépérit progressivement devant tant d'ardeur! Un mâle pour deux à trois femelles, au minimum, est de loin plus raisonnable. Le mâle le plus fort domine les autres, il faut donc éviter de mettre trop de mâles dans le même aquarium. Leur épanouissement s'en ressent, surtout s'il y a de grandes différences de taille entre les individus. Les plus jeunes connaissent à coup sûr des carences, leur croissance en pâtit. Mais il faut penser qu'introduire deux mâles pour six femelles peut être intéressant, dans la mesure où les mâles passeront une partie de leur temps à se poursuivre, laissant les femelles en paix.
Milieu : Pour être à l'aise, ces poissons demandent de grands volumes d'eau à partir de 200 litres. Excellents nageurs, il aime de courant, il faut donc reproduire le courant à l'aide d'une turbelle. Très bon sauteur, ils finissent souvent leur vie à quelques en encablures de l'aquarium, le couvercle est indispensable. L'aquarium bien éclairé, une plantation imposante, mais avec un grand espace pour la nage libre. La qualité de l'eau ; un pH de 7 à 8,5, une Dureté de 15 à 20 °dGH, et une température de 20 à 28°C. En résumé plus le bac est grand, plus il est planté, et mieux vos xiphos se porteront.
Explications et Reproduction : Le gonopode, est une transformation de la nageoire anale, et plus particulièrement des 3e et 5e rayons de cette nageoire. L'organe sexuel est actionné par l'intermédiaire de la colonne vertébrale. La structure de l'organe sexuel des femelles est très simple : une ouverture obstruée par une membrane, se situant derrière l'anus, à proximité de la nageoire anale. Le mâle doit dégager cette ouverture avec la pointe de son gonopode, y introduire les deux-trois premiers millimètres de celui-ci, membre tourné vers l'avant (en direction de la tête), puis libérer ses spermatophores, (organes contenant les spermatozoïdes : 3 000 à 20 000). Les spermatozoïdes fécondent alors les œufs ou sont stockés dans les plis membraneux de l'oviducte. Pour choisir les meilleurs reproducteurs, on remarquera facilement les poissons sains grâces aux saccades gonopodiales : un bon mâle actif ne cesse d'amener son organe sexuel vers l'ouverture génitale de la femelle et tamponne ses flancs avec la bouche, dans les régions abdominales et génitales. Les parades sexuelles sont très compliquées à décrire : le mâle porte épée se présente frontalement ou latéralement, par rapport aux  femelles, vibrant et balançant son corps. La femelle laisse s'accoupler avec le plus attrayant. Il s'agit bien souvent du mâle dominant le plus développé. Les femelles gravides se reconnaissent à une tache de gestation qui se développe à l'arrière de l'abdomen, et à leur volume croissant. Une femelle peut produire entre 20 et plus de 200 alevins, selon la taille et son âge. Ceux-ci sont libérés toutes les 4 à 6 semaines, en fonction de la température de l'eau. Il est bon d'isoler la femelle gestante une dizaine de jours avant la mise bas, lorsque la << tache de gestation >> et le ventre arrondi se précisent. On la place dans un aquarium comptant de nombreuses cachettes et des plantes (notamment de surface) qui aident à soustraire les alevins à l'éventuelle voracité de leur mère. Sortis du corps de la femelle, les alevins sont encore enfermés dans l'enveloppe de l’œuf, qui se déchire presque instantanément et libère l'alevin qui nage aussitôt. Assez grands, les nouveau-nés naissent complètement développés et sont immédiatement capables de mener une vie indépendante. Ils commencent rapidement à chercher de la nourriture. Celle-ci se compose de zooplancton vivant, de nauplies d'artémias, d'aliments artificiels et de végétaux divers. Dans de bonnes conditions, la croissance est rapide.
Sélection naturel : Si le bac est grand au minimum 200 litres et bien planté, les jeunes grandissent sans intervention humaine, assurant le renouvellement ainsi des générations. Les plus faibles et les moins chanceux sont éliminés par le cannibalisme, mais attention à ce que la population ne devienne pas consanguine.
Faire sa sélection : Lorsqu'on désire élever des individus sains ou faire de la sélection en vue de recherches génétiques, il est vivement conseiller de séparer le plus tôt possible les poissons selon leur sexe, dès les prémices de la formation du gonopode. Il faut ensuite élever les mâles et femelles séparément. En effet, des femelles fécondées trop jeunes ne grandissent pas correctement. De même, leurs alevins sont moins robustes. Mais attention ; Puisqu'ici est abordé l'aspect de la séparation des sexes, l'éleveur de Xiphos doit être très vigilant, et surveiller de près les femelles. En effet, ces poissons ne possèdent pas de chromosomes sexuels. Il arrive que des femelles se transforment en mâles! La transformation précoce produit des petits mâles et d'assidus géniteurs.
Pour les passionnés : pour élever de beaux spécimens, on les maintiendra dans des bacs spacieux, tout en longueur, qui puisse convenir à leur nage rapide et brusque, aux départs impulsifs. Trois ou quatre xiphos ( 1 mâle et trois femelles ) conviennent parfaitement pour 200 litres. La lumière aussi à son importance. L'aquarium doit être bien éclairé, permettant ainsi la croissance des algues nécessaires à une bonne et saine maintenance. Elles contiennent du fer, l'un des principaux éléments constitutifs de l'hémoglobine. Son rôle est de fixer et de transporter l'oxygène jusqu'aux cellules. En se nourrissant d'algues, les xiphos assimilent cet oligo-élément. Il est fortement recommandé, par ailleurs, d'améliorer cet apport en distribuant des épinards bouillis et finement haché à vos poissons. Les végétaux ont un rôle essentiel dans le nourrissage des diverses espèces ovovivipares. En fait, depuis l'apparition des nourritures spécifiques pour loricariidés (contenant de la spiruline) l'alimentation des xiphos est devenue optimale. Pour leur distribuer cet aliment, passer les tips dans un mixeur.
Comment savoir si un xipho a une alimentation équilibrée : Outre le fait qu'il est vigoureux et actif, ses excréments consistant, de couleur vert-noirâtre, sont les indices d'une alimentation équilibrée dans laquelle entrent pour une bonne part des protéines d'origine végétale. Un xipho élevé en aquarium stérile, d'où les algues seraient absentes, finirait par contracter des carences. Les carences en fer se manifestent tantôt par l'apparition de mycoses qui se fixent sur les muqueuses, les yeux, les branchies et les nageoires, tantôt par une anémie, décelable chez l'individu apathique. Si l'on n'intervient pas rapidement, ces carences entraînent un amaigrissement général, puis la mort. Une règle d'or consiste à nourrir ses poissons d'une manière variée.
Les formes sauvages descriptions : Tous les aquariophiles connaissent les porte-épées, mais ce sont souvent les formes d'élevage qui sont proposées dans le commerce qui les concernent en premier lieu. Les formes sauvages ne sont pratiquement jamais rencontrées : elles sont pourtant de toute beauté. Un lien commun unit cependant ces différentes variétés de poissons : la prolongation des rayons inférieurs de la nageoire caudale des mâles adultes, en forme d'épée. Il faut quand même faire attention : les ichtyologistes ont remanié le genre platypoecilus, ramené au rang de sous-genre. Il faut donc savoir que le platy est aussi un xipho, et que le xipho n'est pas forcément porteur d'épée. Il y a des dizaines d'espèces sauvages de xiphos, et ne nombreuses populations au sein de ces espèces. C'est pourquoi l'intérêt portera plutôt sur les << ancêtres >> des variétés d'élevage. Xiphophorus belleri ; qui vie du Rio Nautla à Veracruz (Mexique) jusqu'à Belize. Il existe de nombreuses variétés sauvages de cette espèce. La plus connue est sans doute le porte-épée vert, qui présente  sur les flancs (les deux sexes) une couleur de base vert-clair. La bande centrale est brun clair ou brun foncé. Les mâles adultes présentent parfois une couleur turquoise. La nageoire dorsale des mâles est jaune claire avec des points rouges. Celles des femelles sont beiges avec des points bruns. L'épée  jaune des mâles est parfois aussi longue que le corps. Il existe une forme sauvage de Xiphophorus helleri, capturé au Mexique des porte-épées rouges et tacheté, dans les Rio Vicinte et Atoyac. La couleur des deux sexes est rouge orange sur les flancs et sur le dos. La bande centrale est jaune claire ou rose, toujours pointillée de rouge. La région ventrale est également de couleur orange ou zébrée d'orange. Les nageoires ventrales sont le plus souvent oranges, la partie postérieure du corps est bleu clair à turquoise. Toute la région de la nageoire caudale est de couleur orange bien prononcée

La forme ornementale née de Xiphophorus helleri :
Les éleveurs ont pu créer de nombreuses formes ornementales de porte-épée, mais ces formes ornementales de ce poisson sont en général plus fragiles que les Xiphos sauvages, plutôt robustes.


Xipho Simpson ou Hi-fin
C'est un Xipho caractérisé par une nageoire dorsale très développée. Cette forme, qui existe actuellement dans une très grande variété de couleurs, a été sélectionnée en 1960 par Thomas Simpson, en Californie. Il existe de nombreuses souches, plus ou moins pures, avec des nageoires dorsales très étroites ou en larges voiles, dépassant le pédoncule caudal.
 Xipho Tuxedo
C'est une forme qui a été sélectionné au Sri Lanka en 1956, puis importée en Europe. A l'origine, le xipho Tuxedo était vert avec une longue bande noire longitudinale. Aujourd'hui, on trouve des variétés rouges, dorées, etc...
Les formes rouge-noir développent facilement des tumeurs (mélanomes). Plus l'individu est noir, plus le risque est important, c'est pourquoi il est judicieux de croiser de temps à autre ces variétés à risque avec des xiphos rouges.
Xipho rouge
Il est apparu vers 1920 aux U. S.A. La ligne longitudinale disparaît, mais l'épée reste bordée de noir. Du rouge brique au rouge brun, toutes les nuances existent chez cette forme. La variété la plus appréciée se nomme << velours rouge >>: le poisson est de couleur rouge velours mat, et son ventre est rouge aussi, contrairement aux autres variétés dont le ventre reste blanc.
Xipho Marigold ou doré
Cette variété, qui serait issue d'un croisement entre xiphos rouges et xiphos verts a été sélectionnée dans les élevages de Floride.
Xipho Berlinois ou moucheté
La variété de base, nommée << forme de Hambourg  >>, a été sélectionnée par l'Allemand W.Hoffmann. Son corps est noir, les écailles possèdent des reflets verts, bleus ou opalins. Les nageoires sont jaunâtres transparentes. Ce sont des poissons qui peuvent atteindre plus de 15 cm et dont la maturité sexuelle n'est effective qu'après l'âge de deux ans. L'espèce développe aussi facilement des tumeurs.
Xipho-voile bigarré ou Piebald
Ce qui caractérise le xipho-voile bigarré, ce sont d'extraordinaires variations de coloration, de telle sorte que la livrée d'un adulte n'est plus du tout celle qu'il avait étant jeune. Cette variété de Xiphophorus helleri a été obtenue par Johanne Norton. Les pertes de couleurs apparaissent dès l'âge de deux ou trois mois. On va alors de surprises en surprises. Certains poissons perdent sons seulement leur couleur rouge, mais aussi une partie ou la totalité de leurs taches noires, si bien qu'à un moment donné, ils peuvent ressembler à des albinos. Le xipho-voile bigarré achève son développement par un mélange de couleurs.
Xipho Lyre
Sa première forme a été sélectionnée en Floride par Oren Adams à partir de Xiphophorus helleri verts, en 1962. Remarquant que certains de ses poissons possédaient une épée aussi bien dans la partie inférieure que dans la partie supérieure de la caudale, il les sélectionna, dans l'optique de développer cette particularité. Bientôt, environ 50% des jeunes possédaient les deux épées, mais aussi un gonopode pouvant atteindre 5 à 6 cm. Autre caractéristique : les femelles ont aussi des épées. A partir des spécimens d'origine, il obtint des poissons dans une gamme de couleurs très variés. Aujourd'hui, on trouve des xiphos voiles à queue de lyre, qui se différencient essentiellement des précédents par des nageoires dorsale et caudale plus longues et plus pleines, tandis que les jeunes des deux formes sont impossibles à départager. Il existe encore une troisième forme possédant une lyre la plus ouverte possible avec une troisième pointe au milieu de la caudale.
Nourriture : Omnivore et algivore. Excellent mangeur d'algues,  mange des vers, artémia, insectes. Aliments en comprimés et lyophilisés.
Taille : Mâle 10 à 15 cm, suivant les formes ornementales. Femelle 12 cm et plus, suivant les formes ornementales.
Eau : pH: 7,5 à 8,5. Dureté : 15 à 20°dGH.
Température : 20 à 28°C.
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