Ce forum vous permettra de partager la passion de l'aquariophilie dans tous ses domaines en eau douce, avec des sujets qui conviendront aux débutants comme aux confirmés.
 
AccueilCalendrierGalerieFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
Sujets similaires
Prochaine publication
Prochainement une nouvelle fiche sur '' Corydoras pulcher"
Derniers sujets
Horloge
Sujets les plus vus
Comment réduire ou augmenter le pH de votre aquarium
Savoir tout sur les Platys et leurs formes
( 4 ème partie ) L'élevage des daphnies
savoir tout sur les Porte-épées ( xiphos variés )
Macro et micro-éléments
Savoir tout sur le Betta splendens ( Combattant )
Andinoacara rivulatus ( Acara à bandes blanches )
La maladie du velours ou oodiniose
Artemies (Artemia salina)
Protopterus annectens annectens ( Dipneuste africain )
Le Traducteur
LES VIDEOS
Pub1
Forum

Partagez | 
 

 Savoir tout sur le Betta splendens ( Combattant )

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
URNAC
Admin


Messages : 813
Points : 2445
Date d'inscription : 12/08/2009
Age : 57
Localisation : saint malo

MessageSujet: Savoir tout sur le Betta splendens ( Combattant )   Mer 29 Sep - 5:50


Photo /http://estalens.fr

Synonymes : Betta trifasciata, Betta pugnax, Betta rubra.
Particularités : Il appartient au groupe des Anabantoïdes, qui regroupe en son sein les espèces possédant  un organe auxiliaire de respiration. En effet, les membres de ce groupe possèdent à l'arrière de la tête, au dessus des ouïes, un organe richement vascularisé leur permettant de « respirer » l'air à la surface. Ce système leur permet de survivre dans des eaux boueuses, chaudes et donc pauvres en oxygène. Nous pourrions penser que le réflexe qui consiste à aller « piper » de l'air en surface, disparaisse en aquarium … Eh bien non, au contraire. Les Anabantoides ont besoin de respirer de l'air autre que celui présent dans l'eau. Si vous empêchez un combattant d'aller en surface, il ne fera pas une longue vie en aquarium, puisqu'il va tout simplement se noyer!
Originaire : A l'état naturel il vie en Asie du Sud-Est, et plus exactement en Thaïlande, dans les rizières, les petites mares. Il apprécie les eaux, lentes et peu profondes. La forme sauvage n'est généralement pas connue des aquariophiles. Seules quelques personnes averties la connaissent et l'élèvent. Il faut dire qu'à l'état sauvage, Betta splendens est très différent des formes connues aujourd'hui.
Un peu d'histoire : Au début du siècle les Thaïlandais sélectionnaient déjà les combattants, mais sans une recherche esthétique. Leurs objectifs étaient plutôt ludiques. Les critères de sélection étaient, et son encore, l'agressivité et la combativité. Cette opération intervenait dans un but précis: des combats aux enjeux importants. Au même titre que les combats de coqs, les combats de Betta splendens sont très prisés, et les paris très élevés. Ces combats sont aujourd'hui illégaux, mais il y a toujours au coin d'une rue un groupe de personnes entrain de regarder un petit bocal dans lequel s'agressent deux mâles entraînés à tuer. Les origines du nom commun, « poisson combattant », sont donc bien fondées, d'autant qu'il semblerait que les souches de bettas domestiques soient issues de lignées de tueurs et non de poissons sauvages, ceux-ci étant nettement moins agressifs que leurs cousins aux grandes nageoires. Hormis les dons purgélistiques, que nous venons de décrire, les formes domestiquées ont connu depuis le milieu du siècle de nombreuses modifications morphologiques. En effet, les premiers combattants à « voilures » étaient quelconques: leurs nageoires parfois trop longues se terminaient la plupart du temps en pointe, et l'équilibre n'était pas vraiment de mise! l'évolution du betta s'est vraiment faite sentir ces trente dernières années. Le regroupement de passionnés du combattant au sein d'associations a permis un travail suivi. Des personnes comme Warren et Libby Young sont à l'origine des betta « Libby », et ont posé les premières pierres de la route qui mène au betta moderne. Ils ont entre-autre introduit l'importance des critères de sélection chez les femelles. Les bettas « Libby » qui ont aujourd'hui disparu, étaient des poissons aux grands corps et nageoires plus longues que les poissons de l'époque (1960). Pour résumer, ils étaient tout simplement bien plus développés … Les formes delta sont apparues, et la symétrie est peu à peu devenue l'un des objectifs de sélection des bettaphiles (amateurs de bettas). Le Docteur Eduard Schmidt-Focke fut l'un des précurseurs dans l'élevage des queues en delta. Les années qui suivirent furent consacrées à la recherche d'une symétrie toujours plus grande. Le poisson  parfait devant être de même proportion par rapport à une ligne imaginaire qui traverse son corps. Et ce but a été atteint par le développement important de la nageoire dorsale. L'accroissement du nombre de rayons découle de l'utilisation de souches à double queue (première apparition en Asie au début des années 60): Ces poissons ont la caudale séparée en deux lobes, et toujours une nageoire dorsale comportant de nombreux rayons supplémentaires, bien plus ample que pour les Betta usuels. A la fin des années 1980, Guy-DelavaI a donné une nouvelle impulsion à la standardisation des bettas de concours en présentant des poissons dont les premier et dernier rayon de la nageoire caudale formaient un angle plat. Cette variante a été baptisée « Demie-lune » en 1990, bien qu'elle existe depuis près de dix ans. Il faut préciser que vous n'en trouverez pas dans le commerce, de même que les formes delta, car si la souche n'est pas sélectionnée selon certains critères, le combattant retourne rapidement, au fil des générations, à la forme voile, ce qui explique le peu de qualité des poissons présentés.
Description ( pour la forme sauvage ) : Dans son milieu d'origine, il possède un corps assez élancé à dominante brune. Chez les mâles, les nageoires sont composées de deux couleurs: rouge et turquoise. Le corps des sujets dominants est irisé ( turquoise, vert-brillant ). Il reste brun chez les mâles dominés et les femelles. Aujourd'hui, il s'avère que les couleurs de base rouge et turquoise présentent plus ou moins de variations, en fonction des différentes populations, et même au sein d'une même population. La femelle possède en dehors des périodes de frai une robe rayée de bandes  plus foncées. Par contre, lorsqu'elle est prête à pondre, sa robe change et les bandes horizontales laissent la place à des bandes verticales. A l'état sauvage les mâles Betta splendens ont des nageoires courtes, qui sont cependant légèrement plus longues que celles des femelles.
Les différences de coloration entre espèce sauvage et variétés d'élevage permettent aisément de comprendre pourquoi nous trouvons si rarement les Betta splendens originels dans le commerce spécialisé. Les formes que nous rencontrons usuellement sont le résultat de plusieurs décennies de sélections. Un des effets les plus visibles en est l'allongement des nageoires et l'accentuation de la coloration: différentes formes de nageoires caudales, intensification de robes que l'on ne soupçonnait même pas, telles que le jaune, l'orange, le violet, le noir...
Dimorphisme sexuelle : Les nageoires du mâle sont beaucoup plus développées, et les couleurs plus intenses.
Comportement  et conseils : Intra-spécifique mauvais ( il faut conserver les mâles séparément ). Il ne serait pas raisonnable de préconiser l'introduction de plusieurs mâles dans un aquarium sans auparavant vous préciser que le bac devra être très grand pourvu de nombreuses cachettes et plantes remontant à la surface. ( Par-contre plusieurs femelles peuvent vivre dans le même bac sans aucun problème ). Cependant, dans le cas d'une cohabitation intra-spécifique, il ne faudra pas espérer garder des nageoires entières. Pas à l'aise aussi en bac communautaire. Le mâle combattant est la victime toute désignée de l'ensemble des Characidés et Cyprinidés mangeurs de nageoires tels que les veuves, les barbus et autres poissons taquineurs.
Milieu : Pour 1 mâle un aquarium d'une vingtaine de litres suffit largement. Autrement pour des petits bacs, d’un volume inférieur à 40 litres, il est plus raisonnable de se concentrer uniquement sur des Bettas splendens. Pour maintenir un groupe dans de bonnes conditions il est important d’avoir un mâle avec au minimum trois femelles, afin que l’agressivité et l’ardeur sexuelle du mâle ce répartissent sur le plus de femelles possibles. Prévoir un biotope se rapprochant le plus possible de son habitat naturel. Une eau avec une température élevées de 25 à 30°C, pH 6,8 à 7,5, et une Dureté de 10 à 15°dGH maximum 25°dGH. Un substrat de sable fin de préférence foncé  est probablement le meilleur choix et il apprécie un bac bien planté, avec un éclairage intense, une végétation en surface pour faciliter la création d'un nid de bulle pour la reproduction, sans oublier de nombreuses cachettes (refuge pour les femelles ), racines de mangrove, bambou. Un petit filtre mécanique ou un filtre mousse relié sur pompe à air aidera également à stabiliser le milieu. du bac.
Reproduction et comportement :   Un aquarium de 40 litres remplit d'eau vieillie sur une hauteur de 10 cm. Équipez d'une résistance thermostatique réglée sur 25-26°C. Placez également un filtre sur mousse déjà ensemencé de bactéries. Une fois l'aquarium bien agencé, vous ajoutez quelques plantes de surface et de nombreuses cachettes pour la femelle. Introduisez délicatement le mâle, puis la femelle que vous laissez flotter dans un bocal transparent, de manière à ce qu'il puisse la voir mais sans la toucher.
Durant les heures suivantes, le mâle va construire un nid de bulles (il enveloppe de petites bulles d'air de salive et les colle les unes aux autres sous la surface de l'eau). Il est intéressant de remarquer que la taille du nid ne constitue en rien un indice sur les qualités du père: certains mâles ne soufflent pratiquement pas de bulles, mais ont un un instinct paternel très développé. Il se produit également le phénomène inverse. Lors de la construction du nid, le mâle va faire des allées et venues incessantes entre le bocal où se trouve la femelle et son futur nid. Plusieurs critères permettent de repérer une femelle prête à pondre. Le premier et probablement le plus sûr, est l'apparition de bandes verticales à la place des bandes horizontales. Ce critère convient très bien aux femelles de couleur sombre. Pour celles de couleur claire (couleur uniforme, telle que jaune), il faut tenir compte des points suivants:

• Au niveau physique, l'abdomen sera rebondi. En observant attentivement, vous remarquerez juste à côté de l'anus, en avant de la nageoire anale, une petite papille génitale blanche, nettement visible lorsque le spécimen est arrivé à maturité sexuelle. Elle constitue également un signe distinctif valable lorsque nous avons à faire à des phénotypes sauvages (nageoires courtes).

• Comportement: l'attitude de la femelle vis-à-vis du mâle constitue le second critère. Lorsque ce premier « charge » le bocal, opercules déployées, sa compagne peut avoir différentes réactions. La première sera de se retourner brusquement et d'essayer de fuir. La réaction suivante consistera à faire face au mâle en écartant, tout comme lui, ses opercules, afin d'être plus imposante. La troisième, celle qui nous intéresse tout particulièrement, consiste à incliner la tête vers le bas tout en restant sur place. Ceci signifie la soumission et le mâle réagit au quart de tour. C'est le moment pour vous de lâcher la femelle. D'agressif, le mâle devient plus courtois. Non sans la brusquer, il invite la femelle à le suivre vers le nid. Alors que le mâle effectue des va-et-viens entre le nid et sa compagne, celle-ci peut décider de traîner plutôt que de se précipiter. Le mâle, très impatient, n'hésitera pas à la mordiller pour lui faire entendre raison!

Chez Betta splendens, la reproduction est un véritable spectacle dont jamais on ne se lasse. Un couple en parfaite harmonie peut facilement faire oublier que nous regardons des poissons dit « combattants ». Cependant, il faut reconnaître que le mâle et parfois la femelle sont beaucoup trop agressifs. Dans le milieu bettaphile, il est connu que les souches de combattants rouges sont beaucoup plus agressives que les autres, et il faut user de combines pour obtenir des reproductions sans trop de dégâts, Le mâle danse sous sa coupole de bulles, son corps se contorsionne rapidement comme le ferait un serpent, en « S ». La femelle avance, la tête inclinée vers le bas tout en présentant ses flancs. Après quelques essais, ou quelques échauffements, le mâle s'enroule correctement autour de la femelle. Elle se laisse faire et prend position dans le creux formé par le corps de son partenaire, qui rapidement resserre son étreinte jusqu'à la coincer au niveau des flancs. Puis il la renverse. Après quelques secondes, les deux corps sont pris de tremblements. Vous pouvez voir quelques œufs s'écouler le long de la nageoire anale de la femelle. Dès que le mâle les aperçoit, il se précipite en essayant de tous les attraper avant qu'ils ne touchent le sol. La gorge déformée par les œufs, il remonte vers son nid alors que la femelle semble se remettre tout doucement de cette étreinte. Il crache les œufs entre les bulles, va piper de l'air et vient consolider son nid en y ajoutant quelques bulles. Le processus va se répéter durant environ deux heures, et c'est toujours avec le même acharnement que le mâle ramassera les œufs pour les coller dans le nid. Si la femelle reprend ses esprits assez rapidement, elle pourra même l'aider à récupérer les œufs tombés au sol. Lorsque la fin de la ponte arrive, le nombre d’œufs émis par la femelle devient moins important et le mâle plus agressif. Il est temps alors pour l'éleveur de la retirer. Normalement le mâle prend soin des œufs sans relâche. Certains éleveurs préfèrent toutefois laisser une veilleuse sur l'aquarium. Au bout de 24 heures, ils commencent à éclore, et vous pouvez voir de minuscules virgules pendre entre les bulles. Comme les alevins ne peuvent pas nager tant qu'ils n'ont pas résorbé leur sac vitellin, s'ils se décrochent du nid ils tombent tels des pierres au fond de l'eau, Mais heureusement, le combattant est un bon père, et il s'empresse de les récupérer pour rapidement les placer entre les bulles, Lors d'une grosse ponte (plus de 200 alevins) le mâle est nettement débordé, mais déterminé, il ramasse sans cesse tous ses alevins jusqu'à ce qu'ils atteignent la nage libre. Il est conseillé de retirer le mâle dès que les alevins atteignent la nage libre.
Pour l'alimentation il faudra porter une attention toute particulière à celle des jeunes. Les nourritures de démarrage habituelles conviennent très bien: infusoires, micro-vers, nauplies d'artémias, jaune d’œuf dur. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, il ne faut pas que les alevins nagent dans l'alimentation, car cet excès de nourriture peut entraîner une pollution rapide de l'eau. Il existe un autre problème, spécifique au betta, que les passionnés appellent le « barbotage ». On qualifie aussi les poissons atteints par ce phénomène de « barboteurs ». Fréquent chez les alevins nourris excessivement de nauplies d'artémias, ce problème se caractérise par le fait que les jeunes ne sont plus capables de nager normalement. Les jeunes betta sont très friands de nauplies d'artémias, et si la quantité distribuée est trop importante ils se gavent, ce qui semble, à la longue, provoquer une malformation de la vessie natatoire. D'où l'intérêt de distribuer plusieurs types de nourritures. Il n'est pas nécessaire de distribuer des nauplies d'artémias plus d'une fois par jour.
Comme pour tous les Anabantoïdes, la période la plus critique se situe entre la troisième et la cinquième semaine, lors de la formation du labyrinthe. Pour éviter toute mortalité excessive, il suffit de mettre un couvercle étanche sur l'aquarium, afin que l'air frais de la pièce ne soit pas en contact direct avec la surface de l'eau. Les alevins pourront ainsi venir respirer de l'air chaud et humide. La croissance des combattants est assez rapide, puisqu'à l'approche du troisième mois, il faut penser à vous équiper de bocaux ou de bouteilles en plastique, afin de séparer les jeunes mâles qui commencent à se quereller. Il est intéressant de savoir que si vous laissez toute la portée ensemble au-delà des quelques mois conseillés, vous n'aurez normalement pas de pertes imputables aux batailles, pour peu que l'aquarium soit suffisamment grand et bien planté. Certes, les nageoires ne seront pas intactes, mais les mâles seront beaucoup moins agressifs que leurs frères isolés dés l'âge de trois mois.
Nourriture : Proies vivantes, congelées, lyophilisées; larves de moustiques, tubifex, artémia, cyclops. L'aliment en flocon est à donner occasionnellement.
Taille : Mâle 7, femelle 6 cm
Eau :  pH: conseillé 6,8 à 7,5,. Dureté : conseillé 10 à 15°dGH.
Température : 25 à 30°C. Reproduction : 25 et 26°C.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://aquabulle.forumperso.com
 
Savoir tout sur le Betta splendens ( Combattant )
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [vend] Mâles betta splendens (combattant)
» Betta splendens/Combattant
» betta splendens
» Fiche: Le combattant du Siam ou Betta Splendens
» Fiche d elevage du betta splendens(combattant)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Aquabulle :: Les différents groupes de poissons :: labyrinthidés-
Sauter vers: