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 Des bonnes vitamines pour nos poissons

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URNAC
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MessageSujet: Des bonnes vitamines pour nos poissons   Sam 28 Avr - 22:45

Cette article, est fait surtout pour les personnes qui désires confectionner leurs propres nourritures en apportant les bonnes vitamines et ainsi éviter le développement des maladies où des troubles comportementaux à cause d'une carence vitaminique.


Attention aussi aux dates sur les produits secs achetés. Un poisson correctement nourris, avec une bonne nourriture adaptée sera beaucoup plus résistant contre une possible maladie. Exemple très souvent l'hémorragie des nageoires est du à une carence, multiples ( vitamine B1, B2, K, choline. )

le régime alimentaire varie selon les espèces. Une alimentation peut convenir parfaitement à une espèce et être déséquilibrée pour une autre. Les vitamines sont des substances indispensables au bon équilibre de la santé des poissons. Une carence vitaminique est un manque de vitamine dans l'alimentation et conduit à une maladie appelée avitaminose. On distingue 2 grands groupes de vitamines: les liposolubles ( solubles dans les graisses ) et les hydrosolubles ( solubles dans l'eau ). Chaque vitamine a une fonction bien précise dans l'organisme des êtres vivants. Elles participent, dans les cellules, à des réactions chimiques complexes. Par exemple, la vitamine D permet au calcium de s'incorporer au tissu osseux afin de lui conférer sa dureté. Certaines vitamines nécessitent encore une transformation à l'intérieur de l'organisme avant d'être actives. Ces formes "inactives" sont dénommées provitamines.



La vitamine A ; Présente dans l'alimentation des poissons sous forme de provitamine: le carotène. Celui-ci se retrouve en quantité non négligeable dans les plantes, les crustacés, les chairs de poissons gras, les œufs. Un déficit en carotène entraîne une infiltration graisseuse du foie ( ou stéatose hépatique ), des troubles oculaires ( ulcérations de la cornée) allant jusqu'à la cécité ( perte de vue ). Des saignements à la base des nageoires et une altération de l'état général avec une fragilité excessive. Les avitaminoses A sont relativement rares car les aliments du commerce sont généralement enrichis en carotène. Un apport excessif en vitamine A est également nocif. Il conduit à une augmentation de volume du foie et de la rate ainsi qu'à des troubles osseux tels que des "soudures" des vertèbres entre-elles. Ces lésions peuvent régresser à l'arrêt de l'intoxication.



La vitamine B1 ; ou acide panthonique intervient dans les processus de fabrication des protéines et des graisses. Un déficit dans cette substance conduit à une anorexie ( perte d'appétit ) et à la" maladie nutritionnelle des branchies " lors de laquelle elles s'épaississent et se sclérosent. Le dysfonctionnement qu i en résu1te se traduit par une détresse respiratoire le poisson tente de lutter contre l'asphyxie en battant des ouïes le plus rapidement. La vitamine B1, ou thiamine, participe au métabolisme énergétique. Le système nerveux ainsi que les organes digestifs et le cœur sont les premiers touchés lors d'apport insuffisant. Les besoins sont néanmoins relativement variables selon les espèces. Une carence en thiamine se traduit par un ralentissement de la croissance des alevins, des changements de couleurs, des hémorragies des bases de nageoires, une perte d'appétit, une hyperexcitabilité, une atrophie musculaire ( fonte des muscles ) pouvant conduire à une paralysie de la nage. On retrouve cette vitamine dans les plantes vertes (algues) et le foie.



La vitamine B2 ; Appelée aussi riboflavine, elle contribue à la bonne oxygénation des tissus " délicats " et assure la croissance cellulaire. L'avitaminose B2 est à suspecter devant une cataracte bilatérale ( opacification d'une sorte de petite lentille située dans l’œil ) qui se présente comme un "blanchiment" progressif de la zone située en arrière de la pupille. A un stade avancé, le poisson devient complètement aveugle. On peut également observer des saignements ou des infections au niveau des narines, des yeux, des opercules et des nageoires. Les levures et les viandes sont particulièrement riches en vitamine B2 et constituent un supplément alimentaire intéressant.


La vitamine B5 ; Ou acide panthonique intervient dans les processus de fabrication des protéines et des graisses. Un déficit dans cette substance conduit à une anorexie ( perte d'appétit ) et à la "maladie nutritionnelle des branchies" lors de laquelle elles s'épaississent et se sclérosent. Le dysfonctionnement qui en résulte se traduit par une détresse respiratoire le poisson tente de lutter contre l'asphyxie en battant des ouïes le plus rapidement possible. L'acide panthoténique n'a pas besoin de figurer dans les apports alimentaires extérieurs car il est produit par les "bonnes" bactéries du tube digestif de l'animal.



La vitamine B6 ; Également appelée pyridoxine, elle participe à la synthèse des protéines. Une carence en vitamine B6 ralentit la croissance des jeunes, entraine des troubles nerveux ( hyperexcitabilité, épilepsie ) ainsi qu'un bâillement des opercules. La pyridoxine est présente dans les levures, les viandes. elle est facilement dénaturée par l'exposition à la lumière.



La vitamine B12 ; Ou cyanocobalamine, concourt à assurer une bonne hématopoïèse ( processus de fabrication des cellules du sang ). En cas de carence, l'organisme n'arrive pas à fabriquer correctement ses globules rouges: c'est une anémie. Celle-ci est dite macrocytaire car les globules rouges sont plus gros que la normale. En outre, on observe un ralentissement de la croissance et une baisse de l'appétit. La production de vitamine B12 est assurée par la flore digestive. Si l'on doit néanmoins supplémenter l'alimentation en cyanocobalamine, il est conseillé d'apporter des viandes de poisson.


Les avitaminoses PP ; Ou avitaminoses en acide nicotinique s'accompagnent de diarrhées, de perte d'appétit, de lésions de la peau et de troubles nerveux. Levures et abats (surtout le foie) sont riches en acide nicotinique alors que les végétaux en contiennent très peu.



La vitamine C ; L'acide ascorbique est très important car il participe au maintien du bon état général du poisson. La vitamine C se dégrade très rapidement et disparait donc des aliments si on les conserve trop longtemps. La carence en acide ascorbique est responsable d'une mauvaise cicatrisation des plaies ( par défaut de synthèse de collagène ), d'un développement anormal des branchies et de déformations de la colonne vertébrale ( scoliose ). Les plantes, les œufs ainsi que les chairs de poissons sont riches en vitamine C. Ses propriétés antistress ( face aux changements d'environnement, aux maladies,etc. ) font qu'elle est très fréquemment rajoutée par les pisciculteurs dans l'alimentation des animaux d'élevage. Elle est dénaturée par la chaleur.



La vitamine D ; Intervient dans la croissance osseuse en permettant le dépôt de calcium dans les os. On la retrouve sous forme de provitamine D inactive dans les aliments. C'est grâce aux rayons du soleil ou aux ultra-violets ( mais pas ceux utilisés pour la stérilisation de l'eau) qu'a lieu dans la peau du poisson la transformation de provitamine en vitamine D. Par conséquent, la carence peut résulter, soit d'un apport extérieur insuffisant en provitamine D, soit d'une exposition insuffisante aux U.V., soit des deux facteurs conjugués. l'avitaminose D entraine un rachitisme chez les alevins, des déformations des mâchoires, des ouïes et de la colonne vertébrale chez les adultes. En effet, comme l'os ne peut plus se calcifiée, il devient mou et déformable. la provitamine D est un dérivé du cholestérol présent aussi bien dans les aliments d'origine animale ( mollusques, zooplancton ) que végétale.


La vitamine E ; Encore nommée tocophérol, la vitamine E est un anti-oxydant qui trouve toute son importance dans les régimes alimentaires riches en lipides insaturés. lors de carence, peut apparaître une myopathie (maladie par dégénérescence des muscles), une stéatose hépatique ou même, semble t'il, une atrophie génitale. La vitamine E est présente dans les végétaux, les viandes, les œufs.



L'acide folique; Comme la vitamine B12, l'acide folique est un facteur majeur de la fabrication des globules rouges. l'anémie macrocytaire qui résulte d'une carence se traduit par une grande fatigue à la nage, un épuisement rapide. En outre, le poisson perd l'éclat de ses couleurs, se nourrit peu, est extrêmement fragile et sombre progressivement dans la léthargie. L'acide folique est synthétisé par
la flore bactérienne du système digestif. Comme source extérieure, on peut citer les levures, le foie, les viandes, les végétaux frais.



La vitamine H ; La biotine fait partie de ces vitamines produites par les "bonnes" bactéries des intestins. Une avitaminose H pourrait causer des altérations de la cuticule épidermique ( couche superficielle de la peau ) et de la muqueuse de l'estomac ainsi que des maladies musculaires par atrophie. De nombreux aliments en contiennent ( levure, abats, végétaux ).



La choline ; Cette substance doit figurer en grande quantité dans l'alimentation car elle participe au métabolisme des lipides ( réactions de production et de dégradation des graisses). Lors de carence, le foie devient graisseux et le poisson saigne à divers endroits. Abats et viandes en sont riches.



La vitamine k ; Est synthétisée par les plantes vertes ( sous forme de phylloquinone ) et par les micro-organismes animaux ( sous forme de farnoquinone ). Une alimentation trop pauvre en vitamine K engendre des troubles de la coagulation du sang. On observe alors de multiples hémorragies.

En conclusion ; Les vitamines doivent obligatoirement figurer en quantité suffisante dans l'alimentation des poissons. Elles sont le garant d'un bon état de santé, d'une croissance harmonieuse, de couleurs vives et chatoyantes mais aussi d'une résistance convenable aux agressions ( maladies, stress, etc ). Chaque espèce ayant ses besoins propres et comme il n'est pas possible de donner la composition vitaminique complète de tous les aliments disponibles, je me contenterai de répéter ces conseils "classiques": la nourriture des poissons d'aquarium doit être variée, composée d'aliments secs ( paillettes vendues dans le commerce ) agrémentés plusieurs fois par semaine et, selon les espèces de nourritures vivantes ( Artémias, Tubifex, Alevins, etc ) ou congelées, de végétaux ( algues, épinards, laitue, etc ), de viande, de poisson et éventuellement d'abats. Il faut veiller à ne pas dépasser la date de péremption qui figure sur les boites de paillettes, car les vitamines se dégradent avec le temps. Les vitamines de la classe des liposolubles ( vitamines A, D, E et K ) sont de maniement particulièrement délicat. La toxicité pour les poissons qui peut en résulter de leur administration inadéquate oblige à avertir les aquariophiles des désastres qu'ils encourent. Dans tous les cas, il ne faut sûrement pas tenter de faire ingurgiter aux poissons les mélanges polyvitaminés destinés à la consommation humaine. Ceux-ci ont été dosés afin de répondre aux besoins éventuels de l'aquariophile lui même, et non pas de ses pensionnaires. Il est de loin préférable de compenser les carences vitaminiques par la mise en place d'un nouveau régime alimentaire. Il devra apporter la ou les vitamines en cause sous forme d'aliments réputés en contenir suffisamment. Si la guérison peut être un peu plus lente, plusieurs vitamines manquent simultanément. Il est important d'avoir une alimentation très riche et variée afin de "couvrir" très largement tous les déficits existants. Il existe dans les commerces spécialisés en aquariophilie des produits vitaminés qu'il est possible de rajouter. Mais une grande prudence est nécessaire, dans la manipulation des produits.

Un petit tableau récapitulatif

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Des bonnes vitamines pour nos poissons

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